Episode Transcript
[00:00:00] Speaker A: Comme vous le voyez, on a invité tout le monde de la circonscription de Sherbrooke et celles et ceux qui ont répondu par l'affirmative sont là. Pour donner plus de flexibilité, on a permis au parti d'inviter la personne qui voulait des circonscriptions de Saint-François, Richemont ou Sherbrooke. Donc c'est pour ça qu'on a Guillaume Rousseau de Richemont.
Donc sur ce, on a organisé une pige qui a fait qu'ils sont placés sur la scène comme ça.
Donc je vous les présente en ordre. Léo Boivin, du Parti communiste du Québec.
Gabriel Palota, du Parti québécois.
Stéphanie Vachon, de Québec solidaire.
Pierre Cossette, du Parti libéral du Québec.
Pierre-Luc Garon de Présidence Québec et Guillaume Rousseau de la CAQ. Donc, chaque personne a une minute pour se présenter, une minute pour sa déclaration d'ouverture et la parole est à Pierre Cressette.
[00:00:56] Speaker B: Bonsoir tout le monde, bonsoir chers collègues, merci d'être là dans ce débat. Est-ce que vous m'entendez?
Donc, ça fait vraiment plaisir d'être là. Écoutez, je me sens un petit peu à la maison quand on parle d'étudiants. Moi, je suis médecin de formation, mais surtout professeur de médecine. J'ai été doué de la faculté de médecine et des sciences de la santé et recteur de l'Université de Sherbrooke.
Dans tout mon parcours professionnel de gestion, j'ai toujours voulu avoir les étudiants et les résidents au cœur de mes décisions. Ça a amené plusieurs innovations et avancées importantes. Ça a amenée une gestion différente de la pandémie de toutes les autres universités canadiennes. Mais au-delà de ça, pour moi, l'engagement politique, c'est une continuité naturelle de ce que j'ai fait, c'est-à-dire qu'on essaie de développer notre milieu, de le faire avec les idées, les meilleures idées et d'arriver à des solutions vraiment concrètes, mais avec une vision à long terme, mais un travail régulier qui commence dès le départ et qui se poursuit à long terme. Donc, je suis vraiment heureux d'être candidat pour le Parti libéral du Québec. Ça me fera plaisir de débattre avec mes collègues. Merci et bonsoir à tout le monde.
[00:01:52] Speaker A: La parole est à Stéphanie Vachon.
[00:01:54] Speaker C: Oui, Stéphanie Vachon. Alors, moi, je suis candidate pour Québec solidaire. Je suis de formation éducatrice à l'enfance. Je travaille en CPE et je milite syndicalement pour l'amélioration des conditions de travail des travailleuses en CPE depuis une quinzaine d'années. J'ai été présidente du syndicat des travailleuses en CPE de l'Estrie durant sept ans et maintenant, ça fait six ans et plus que je suis représentante de secteur. Donc, je représente les travailleuses de partout au Québec. Moi, je fais la négociation nationale avec le ministère de la famille en vis-à-vis, le conseil du trésor, les avocats des associations patronales également. Je suis dans la direction politique de la Fédération de la santé et des services sociaux qui représente les milieux, le secteur public, parapublic et communautaire. Donc, on prend toutes les décisions et on regarde toutes les... les décisions gouvernementales qui sont prises et différents projets de loi qu'on analyse de façon régulière et qu'on mobilise la société civile pour contrer différents projets de loi. Ça fait partie de mon expertise.
Visiblement, je suis la seule femme ici ce soir, donc je suis très fière et je vais défendre la parole des femmes.
[00:02:56] Speaker A: Pierre-Luc Garon de Présence Québec.
[00:03:02] Speaker D: Bonsoir tout le monde, c'est un honneur d'être ici parmi vous ce soir.
Présidence Québec, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un parti d'inspiration, donc on ne recherche pas nécessairement le pouvoir, mais on va amener des nouvelles discussions en politique, des discussions centrées autour de la vitalité humaine.
Amener chaque personne à se reprendre en main, à retrouver sa joie intérieure, à se connecter à ce qui l'anime vraiment.
J'ai hâte de vous en parler ce soir. Pour ce qui est de mon parcours, je suis éducateur de formation depuis une quinzaine d'années. Les dix premières années en DPJ, les cinq dernières années en autisme avec des adultes. Pour moi, tout ce qui est éducation alternative, tout ce qui est de prendre le temps d'enseigner tant des adultes que des enfants, c'est primordial et c'est l'avenir de notre société. J'ai bien hâte d'en parler ce soir avec vous. Merci beaucoup.
[00:04:01] Speaker E: Donc désolé si à un moment donné je ne suis pas bien aligné. Gabriel Palata, donc ça fait 6 ans que, ben ça faisait 6 ans que j'étais à la table d'itinérance de Sherbrooke ici, en même temps j'étais à la présidence du réseau solidarité d'itinérance du Québec.
Tout ça ce que c'est, c'est des tables de concertation et au National c'était comme la concertation des concertations, donc de toutes les régions au Québec. Et mon travail a surtout consisté à rassembler tous les acteurs qui sont intéressés ou qui ont un lien avec les dossiers itinérants en particulier. Donc, autant, bien sûr, les acteurs du communautaire qui composent la grande majorité des participants à ces instances-là, surtout des organismes d'action communautaire autonome, mais aussi des coopératives, des entreprises d'économie sociale, les équipes à l'intérieur des établissements de santé, les municipalités.
[00:04:50] Speaker A: En conclusion?
[00:04:51] Speaker E: Et en conclusion, c'est le genre de travail que je risque d'avoir à faire comme député, donc je suis déjà prêt.
[00:04:58] Speaker A: Merci.
Léo Boivin, du Parti communiste du Québec.
[00:05:03] Speaker F: Le Parti communiste du Québec se présente à Sherbrooke pour la première fois depuis 1994. Ça vaut la peine de se demander pourquoi.
En fait, c'est que des cinq partis qui sont représentés à l'Assemblée nationale, il ressort une seule politique, celle des grandes entreprises ou de leur gestion. Ces cinq parties vont vous promettre de résoudre la quadrature du cercle, donc de régler la crise du logement, de régler la crise de l'abordabilité, de régler la crise des services publics. Tout ceci, disent-ils, ils vont quand même le faire grâce au marché ou bien en dépit du marché.
Bref, aucun de ces partis-là remet en question l'origine unitaire de ces multiprises, qui sont en fait que des facettes de la crise du capitalisme.
Et le capitalisme, un système politique et économique moribond, qui ne dispose d'aucune marge de manœuvre supplémentaire, sème l'exploitation, la pression, la réaction et la destruction partout à travers le monde. Et le Parti communiste, c'est le pari et le parti de la lutte.
[00:06:00] Speaker A: En conclusion?
[00:06:01] Speaker F: Donc, la lutte pour un point de rupture avec le pouvoir des grandes entreprises.
[00:06:08] Speaker A: Guillaume Rousseau.
[00:06:09] Speaker G: Bonsoir tout le monde, Guillaume Rousseau, donc je suis candidat pour la coalition dans Richemont. Richemont, ça inclut Roqueforest, Saint-Élie, Deauville, Brompton. Donc si vous êtes de ce coin-là, vous connaissez des gens, je vous salue particulièrement.
Moi, je suis un diplômé et un prof à l'Université de Sherbrooke. J'y ai fait mon bac en droit. Ensuite, j'ai fait une maîtrise à McGill. J'étais avocat un peu à Montréal avant de revenir Il faut croire que j'aimais ça étudier, donc je suis revenu pour le doctorat à Sherbrooke et à Paris. Et je suis professeur maintenant depuis 2012. J'ai eu la chance également d'être vice-doyen à la faculté de droit. Également, j'ai, avec des collègues, créé un programme de deuxième cycle en droit et politique appliqué de l'État. On est toujours un peu en recrutement, même si on a un nombre record d'étudiants, donc j'en profite pour faire une petite pub. Alors, vous comprenez, long parcours d'étudiant, long parcours universitaire plus largement, ce qui me rend très sensible à toutes les questions qu'on va discuter ce soir, donc ça me fait vraiment plaisir d'être là. Merci.
[00:07:07] Speaker A: Merci à toutes les personnes candidates qui ont respecté le temps. N'hésitez pas à les applaudir.
La prochaine thématique, c'est l'accessibilité aux études supérieures.
Attachez-vous à votre chaise, c'est une longue mise en contexte.
Vous êtes prêts?
Donc, financement des universités, aide financière aux études et frais de scolarité, c'est trois enjeux qui sont interreliés et qui exercent une influence sur l'accessibilité aux études et les services pour la communauté étudiante. Au cours des dernières années, c'est 300 millions de dollars qui ont été coupés.
C'est des calculs de financement d'établissements qui sont modifiés et qui causent des déficits qui sont structurels.
L'AFE répond clairement aux besoins de la communauté étudiante. Par exemple, 68 des personnes étudiantes vivent de l'insécurité alimentaire et reçoivent de l'aide d'organismes communautaires bénéficiant de l'AFE.
La dernière fois que le calcul de l'AFE a été revu, c'est en 2024, et ça, c'est inacceptable.
Les frais de scolarité ont augmenté plus de 50 depuis 2011 et 2012, ce qui est de très loin supérieur à l'inflation. Les recherches montrent qu'une augmentation des frais de scolarité nuit à la poursuite des études vers l'université.
Les personnes parents aux études, les personnes étudiantes de première génération et les francophones au Québec, c'est les plus touchés par la hausse des frais de scolarité.
Un sous-financement des universités mène à des coupes dans les services offerts. La FE peut mener à vivre dans une précarité, surtout que l'augmentation touche directement le portefeuille des personnes étudiantes.
On a trois questions pour vous. Les personnes candidates vont chacune avoir une minute pour répondre aux questions.
Pardonnez-moi, trois questions, c'est quatre questions. Donc quatre questions, vous avez une minute chaque. Et ensuite, on passe aux face-à-face.
L'ordre pour les quatre questions, ça va être Coalition Avenir Québec, Parti communiste, Parti québécois, Québec solidaire, Parti libéral et Présidence Québec.
La première question.
Quelles mesures votre parti propose-t-il pour assurer un financement public adéquat et prévisible des universités, tout en garantissant que les personnes étudiantes ne soient pas ceux et celles qui doivent absorber les conséquences des difficultés financières des établissements? On commence par la Coalition Avenir Québec.
[00:09:27] Speaker G: Oui, merci pour la question.
Donc, si je comprends bien, on parle à la fois de la question de l'AFE et du financement des universités. Donc, pour ce qui est de l'aide financière aux études, nous, ce qu'on fait depuis 2018, c'est qu'on augmente l'aide financière aux études, donc les prêts et bourses, davantage que l'inflation. On disait que ce n'était pas le cas depuis 2011. Effectivement, avant 2018, ce n'était pas le cas. Sous les gouvernements du Parti québécois, du Parti libéral, la hausse des frais de scolarité et de l'inflation C'était au-dessus de l'augmentation de l'aide financière aux études, ce qui n'est pas le cas depuis 2018. Pour ce qui est du financement des universités, nous avons cette année dans le budget 3,7 d'augmentation pour l'enseignement supérieur et la conférence des recteurs d'universités a accueilli positivement ce budget-là. Dans notre cadre financier, on veut passer 4% d'augmentation. à Donc, à part la santé, c'est plus que tous les autres ministères. Donc, clairement, pour la coalition de l'enseignement supérieur, c'est une priorité, entre autres parce que c'est important pour le développement économique.
[00:10:25] Speaker A: Je vous rappelle qu'il y a quatre questions, donc une sur le financement des universités, une sur les frais de scolarité, une sur l'aide financière et une autre sur l'aide financière.
Donc, M. Boivin du Parti communiste.
[00:10:36] Speaker F: Donc, comme je l'ai dit, puis comme on peut le savoir, Radio-Canada n'a pas besoin de vous dire, non, on ne va pas former le gouvernement ici au Parti communiste. Donc, on ne va pas promettre, non plus, mondes et merveilles, on ne va pas promettre des chiffres et des augmentations à la pièce dans tel ou tel programme. Nous, ce qu'on a à offrir, c'est la lutte et la lutte pour des points de rupture avec le pouvoir du capital. Puis en matière de financement des universités et de financement de nos services publics, en fait, ce qu' on a à offrir et ce qu'on propose dans notre plateforme, c'est en fait un monopole public sur nos services publics et des services publics réellement et entièrement publics. Pour ça, il faut une gratuité scolaire et cette gratuité scolaire-là ne peut être qu'atteinte qu'avec un financement conséquent selon la mission de nos universités qui réellement accomplissent une mission essentielle à l'instruction du Québec et à la recherche de la science.
[00:11:28] Speaker E: D'abord, il y a un problème dans la façon dont on a réfléchi le financement des universités dans les dernières années, c'est que c'est beaucoup par «tu as un élève, tu as tant de dollars». Le problème avec ça, c'est qu'il y a des gestionnaires qui décident de ne pas se laisser aller par les mauvais incitatifs, mais on pourrait décider d'avoir le plus d'étudiants possible dans le moins d'espace possible pour avoir le plus de dollars possible par espace. Donc, l'idée c'est de transférer une partie de ce financement-là en financement à la mission. C'est un peu comme on réfléchit au niveau des organismes communautaires pour donner de la flexibilité aux universités.
Parce qu'à la fin de la journée, oui, éduquer c'est une des missions de l'université. mais c'est aussi d'accompagner, de créer de la connaissance, aider à ce que la connaissance soit créée et s'impliquer dans la communauté. Tout ça, ça ne dépend pas du nombre d'étudiants, ça dépend du milieu de vie, ça dépend des services sur place. Donc, il faut réfléchir à notre financement des universités davantage à travers leur mission.
[00:12:37] Speaker A: Mme Vachon, Québec Silder.
[00:12:39] Speaker C: Oui, mais ça n'a pas de bon sens que le financement public ait diminué. Ce qu'on a vu, c'est la hausse des frais de scolarité. Pour nous, c'est un non-sens. À Québec solidaire, on veut vraiment protéger les investissements qui sont faits dans l'école, dans les institutions universitaires, avec une espèce de bouclier budgétaire. Une loi bouclier qui viendrait protéger parce que c'est au fil des changements des différents gouvernements, dépendamment des décisions. qu'on a vu que ça impacte beaucoup trop, justement, les universités.
Donc, avec ce bouclier budgétaire-là, on va venir faire une première couche de protection. On veut aussi réduire les frais de scolarité. Je vais en parler un peu plus tard pour vous l'expliquer, mais ça, ça vient en contrepartie de mieux financer les universités pour que ça soit à la hauteur et qu'on puisse rétablir, justement, cette balance-là au lieu de faire le poids sur les épaules des personnes étudiantes. Et ça va aussi limiter l'espèce de course au recrutement d'étudiants pour avoir vraiment une compétitivité.
[00:13:40] Speaker A: M.
Cossette?
[00:13:42] Speaker B: Oui, évidemment, l'enseignement supérieur pour moi c'est une priorité absolue.
Et pour le Parti libéral du Québec, ça fait partie des zones qui ont été protégées dans le modèle budgétaire qui malheureusement est sous grande contrainte parce que la situation budgétaire du Québec à l'heure actuelle est vraiment très difficile. Mais moi, je vais revenir sur certains points.
Les universités, pour une raison qui m'échappe, sont accusées de vouloir former trop d'étudiants. La formule de financement actuelle pénalise les universités qui augmentent leur capacité dans des domaines extrêmement importants, comme le travail social, comme les soins infirmiers, comme l'orthophonie.
Et ce changement-là du financement par étudiant versus le financement de façon générale, a pénalisé beaucoup l'Université de Sherbrooke parce qu'on a augmenté nos capacités en réponse à des besoins directs du milieu qui nous avait exprimés dans des disciplines vraiment importantes.
Donc, je pense que c'est important de remettre des incitatifs, pas juste en médecine, on parle des médecins de famille, mais en travail social, en éducation, dans ces domaines-là. Donc, pour moi, c'est important de revoir le modèle.
[00:14:42] Speaker A: Merci. M. Garon.
[00:14:44] Speaker D: Oui, alors, à Présence Québec, on ne prétend pas connaître toutes les réponses. Nous, notre plan dans les quatre prochaines années, c'est d'être à l'écoute. Être à l'écoute des gens au Québec, aller voir ce qui se fait dans les universités au Québec, mais aussi aller voir ce qui se fait dans les universités ailleurs dans le monde pour voir quel type d'idées on pourrait aller trouver pour mieux financer nos universités. Je vais vous parler un petit peu plus tard, entre autres, à l'Université de Turin, en Italie. Ils ont eu une très, très belle idée où ils ont fondé une cité innovatrice qui va attirer des chercheurs, qui va attiré des entreprises.
Alors, je crois qu'on doit innover. On doit vraiment ne pas avoir peur d'essayer quelque chose de nouveau parce que, présentement, ça ne fonctionne pas. Ça va droit dans un mur.
Et oui, évidemment, d'attirer des étudiants, donc de leur charger moins afin qu'ils puissent venir étudier, d'attirer des étudiants internationaux, je pense que ça fait partie de la solution aussi. On aura l'occasion de s'en reparler.
[00:15:38] Speaker A: Merci. On passe à la deuxième question qui porte sur les frais de scolarité.
Donc, quelle est la position de votre parti concernant les frais de scolarité et quelles mesures comptez-vous mettre en place pour que le coût des études ne constitue pas un obstacle à l'accès aux études supérieures? La parole est à M. Rousseau.
[00:15:55] Speaker G: Oui, merci. Je vais reprendre un petit peu où j'étais tantôt. Donc, hausse des frais de scolarité depuis 2018 de 20 %, alors qu'on a une inflation de 24 %. Donc, clairement, on a réussi à maintenir les frais de scolarité en dessous de l'inflation. Et pour ce qui est de l'aide financière aux études, on a des hausses de 36%. Pour les étudiants qui vivent des difficultés particulières et qui ne sont pas chez leurs parents, ça va même jusqu'à 50% s'ébonifier. Donc, clairement, on voit qu'on a une politique qui ne règle pas tous les problèmes par un coup de baillette magique, mais qui est clairement une politique de réduction de la précarité des étudiants. Donc, ça, c'est quelque chose qu'on veut poursuivre dans les prochaines années, faire en sorte qu'il y ait cette une hausse des frais de scolarité, mais toujours en dessous de l'inflation et une aide financière aux études qui, elle, est au-dessus des frais de scolarité et au-dessus de l'inflation de manière assez significative. Je pense que c'est vraiment la voie à suivre.
[00:16:49] Speaker A: Merci, M. Boivin.
[00:16:51] Speaker F: Oui, donc, j'en ai parlé un peu tantôt, là, la question des frais de scolarité. Au Parti communiste, on défend une gratuité scolaire, puis pas une gratuité scolaire à deux étapes, de 50 de gratuité dans un premier mandat, 100 de gratuité après. Excusez-moi, 50 de gratuités, c'est quand même pas gratuit. Donc, ça souligne, en fait, l'importance de la lutte que le Parti communiste peut apporter et va apporter, en fait, pendant, avant et après les élections. Notre rôle ne se borne pas uniquement au rôle électoral. Notre rôle ne se borne pas seulement à être à l'Assemblée nationale. On est une force de tous les temps qui est présente ici.
Mobiliser autour de la question des frais de scolarité, c'est ce qui peut apporter du changement. Je suis sûr que le Parti libéral pourra en témoigner en 2012.
[00:17:36] Speaker E: Au niveau de toutes les statistiques que Guillaume a sorties tantôt, c'est super intéressant qu'on a réussi au niveau des frais de scolarité à ne pas augmenter aussi vite que le coût de la vie. Le problème, c'est que le coût de la vie augmente. Et ça, sous le gouvernement de la CAQ, ça l'a vraiment empiré, autant au niveau du logement que de l'alimentation. Au Parti québécois, ce qu'on a regardé en analysant, c'est que oui, les frais de scolarité, c'est une des choses qui freinent l'accès aux études, mais tout ça, ça fait partie d'un budget total qu'on a à traverser dans la vie. On est en appart, on a le loyer, on a notre bouffe, on a l'étiquette d'autobus à part quand on est à Sherbrooke parce qu'on est cool. Donc, c'est vraiment de repenser à comment on fait pour diminuer la charge budgétaire des étudiants. Et la première chose qui est bien sûr le logement au niveau de la facture, c'est de remettre en place les chantiers de logements étudiants qu'on avait à travers Axelogy et même augmenter.
[00:18:35] Speaker A: Merci, Mme Vachon.
[00:18:37] Speaker C: Oui, alors je suis très fière de vous dire que nous, on n'est pas dans le gel de la hausse des frais de scolarité, on est vraiment dans la diminution. Dans une optique, on va le faire de façon graduelle. Donc pour nos quatre premières années de mandat, ça va être une diminution de 50%. et ensuite pour avoir atteint une gratuité complète. On pense que ça, ça va ramener directement dans la poche des étudiants un bon moins de 2000$ par année qui va aider à ne pas avoir à travailler ce temps-là pour se contre-entrer sur les études ou bien qui va aider à payer tout le reste puis j'ai plein d'autres mesures que je vais vous parler un peu plus loin.
Mais c'est déjà là une première approche pour nous parce qu'on trouve que c'est vraiment important d'investir là-dedans puis c'est une C'est une façon de le faire graduelle qui va justement nous permettre de remonter le financement des universités de façon graduelle au même rythme.
[00:19:29] Speaker A: Merci, M. Cossette.
[00:19:32] Speaker B: Oui, pour nous, les frais de scolarité, on n'a pas l'intention de changer la formule qui était à l'IPIC l'indice des prêts à la consommation, puis plafonner parce que l'inflation a monté plus vite que ça.
Pour nous, le levier, c'est vraiment l'aide financière aux études qui doit être réévaluée complètement parce que malheureusement, dans le panier d'inflation d'un étudiant, d'une étudiante, le coût du logement fait exploser tout le reste. Il y a beaucoup de précarité alimentaire présentement chez les étudiants. La formule de l'aide financière aux études doit être vue de même que son mécanisme d'indexation pour refléter la vraie inflation que vivent les étudiants dans laquelle le logement prend une place extrêmement importante. Donc, ça, c'est un engagement que Charles Miller et le parti ont pris dès la mi-août, avant même le début officiel de la campagne, parce que pour nous, c'était vraiment très important de statuer là-dessus.
Et donc, pour ce qui est des frais de scolarité, on pense qu'on a atteint un équilibre si on compense les gens qui ne sont pas capables de les payer de façon adéquate avec l'aide financière aux études.
[00:20:28] Speaker A: Merci, M. Garon.
[00:20:31] Speaker D: Je trouve toujours intéressant de regarder ce qui se fait ailleurs dans le monde, comme je mentionnais. Puis on sait qu'en Finlande, ils sont classés au haut du classement de l'éducation depuis des années.
Là-bas, 97% des enfants vont à une école publique où le matériel, l'inscription, le transport est gratuit.
Est-ce que c'est quelque chose de lequel on pourrait s'inspirer? Peut-être.
Là-bas aussi, les enfants entrent à l'école à 7 ans. Donc, c'est-à-dire que les enfants à un jeune âge, ils sont plus en mode jeu, ils vont à leur rythme. Moi, personnellement, je fais de l'école à la maison avec ma fille.
C'est très important de suivre le rythme de l'enfant.
Des enfants qui grandissent, qui deviennent adolescents et jeunes adultes, qui sont plus relax, plus connectés à leurs émotions, plus connectés à leurs désirs, c'est des personnes qui vont mieux contribuer, qui vont être plus créatifs aussi et qui vont mieux s'épanouir dans la société.
[00:21:17] Speaker A: Merci.
Vous savez, le débat est organisé conjointement par la Fédération étudiante de l'Université de Sherbrooke, qui est l'association de premiers cycles, et le REMDUS, que je n'essaierai pas de nommer au long, qui est l''association de deuxième et troisième cycles à l'Université de Sherbrooke. Donc, les associations ont travaillé sur des questions différentes.
Donc, on arrive à la question de la FIRST sur l'aide financière aux études et vous aurez une question du REMDUS sur l'aide financière aux études.
Donc, votre parti compte-t-il mettre sur pied un chantier sur l'AFE afin de revoir les montants et les critères de l'aide financière aux études afin qu'elles correspondent davantage aux coûts réels auxquels font face les personnes étudiantes?
Monsieur Rousseau, la parole est à vous.
[00:22:00] Speaker G: À mon connaissance, il n'y a pas un engagement aussi précis que ça, mais c'est sûr que la formule actuelle, 36 d'augmentation de l'aide financière aux études dans un contexte d'inflation de 20 %, 50 d'augmentation de l'aide financière aux études pour les étudiants en difficulté. Donc, on part de là. Maintenant, est-ce qu'on peut améliorer la formule?
On peut toujours améliorer les politiques. C'est sûr qu'on est dans un contexte de contrôle des dépenses, donc ce n'est pas évident, mais en même temps, ce qu'on a dans notre cadre financier, c'est vraiment de prioriser, presque de sanctuariser l'enseignement supérieur parce qu'on pense qu'avec la santé, c'est vraiment une priorité. Donc, à priori, je pense qu'on peut tout à fait être ouvert à ça. D'ailleurs, c'est un des changements que j'ai remarqué quand on est passé de M. Legault à Mme Fréchette. Avec Mme Fréchette, il y a beaucoup de volonté de dire, on ne va pas décider trop rapidement, on va vraiment écouter davantage les gens sur le terrain, faire beaucoup de concertation, de consultation.
Donc, c'est le genre d'idée qui s'inscrira bien dans la philosophie du gouvernement Fréchette.
[00:22:54] Speaker A: Merci. M. Voivin.
[00:22:55] Speaker F: Bon, bien là, on est vraiment dans le chapitre des monts et merveilles de comment est-ce qu'on va faire en sorte qu'un prêt avec intérêt, ça sorte le monde de la précarité. Honnêtement, quand on sort de l'université, qu'il faut déjà tout de suite rembourser un prêt avec intérêt dans un contexte où trouver un emploi à cause de la dévitalisation de nos régions et de l'intégration grandissante de notre économie à celle des États-Unis, c'est tout simplement vouloir résoudre la quadrature du cercle, ni plus ni moins.
Le Parti communiste du Québec, ayant sa revendication de gratuité scolaire, c'est quand même assez clair que si l'éducation est gratuite, il n'y a pas de besoin pour l'AFF. Il n'y a pas besoin de mettre les étudiants, les personnes étudiantes en d'autant plus de précarité alors que l'économie pour tout le monde est dans une période très dangereuse et de surcroît pour les personnes étudiantes.
[00:23:48] Speaker A: Merci. Je me permets un rappel cordial de la question.
C'est, est-ce que votre parti compte, oui ou non, mettre sur pied un chantier sur la FE? Monsieur Palota.
[00:23:58] Speaker E: Merci d'avoir d'avance prévu que j'allais encore un peu oublier la question.
Donc, je suis content de savoir qu'à la CAQ, il y a de l'ouverture pour revoir le modèle de l'aide financière aux études, parce qu'en fait, c'est déjà un engagement du Parti québécois de revoir la formule, donc on va pouvoir collaborer avec eux sur ça. L'absurdité dans tout ça, c'est qu'au-delà du montant, quand on prévoit présentement les budgets qu'on va pouvoir redistribuer au niveau de l'aide financière, bien, c'est qu'ils sont tout le temps sous-utilisés. Donc, il y a déjà des fonds disponibles qui sont tout le temps éventuellement juste retournés dans le budget dans les dernières années. Donc, il a vraiment quelque chose dans les critères d'attribution qui est problématique. Ce n'est pas normal en voyant les besoins criant sur le terrain. qu'on ne réussit pas à donner toute l'aide financière qui est disponible. Donc, ça, vraiment, la première chose qu'il faut faire, c'est revoir comment on attribue, on évalue l'aide financière.
[00:24:52] Speaker A: Merci. Madame Vachon.
[00:24:54] Speaker C: Oui, je n'ai pas rien textuellement sur faire une réforme de la FE dans la plateforme. On parle de bonifier l'aide financière. Est-ce que ça pourra être une question qui va être discutée dans les États généraux sur l'éducation de règle générale? Je pense que oui, ça pourrait être inclus parce que l'université en fait partie, bien entendu. Nous, on veut vraiment s'attaquer à l'ensemble, tu sais, contrairement à M. Boivin, pardon, qui dit que l'éducation gratuite, on n'a pas besoin de la FE. Pour nous, ce n'est pas suffisant, la gratuité scolaire. Pour nous, il faut vraiment s'attaquer à l'ensemble de ce qui coûte, de ce que coûte la vie, parce que le coût de la vie est rendu vraiment trop cher. Donc, on veut une augmentation du salaire minimum, dès le début du mandat à 20 de l'heure, parce qu'on le sait, plusieurs personnes étudiantes travaillent à temps partiel au salaire minimum.
Donc, ça va avoir un impact directement dans leur poche qui va pouvoir aider aux études.
[00:25:52] Speaker G: Merci.
[00:25:54] Speaker A: Monsieur Cossette.
Parfait.
[00:25:59] Speaker B: Mais peut-être au-delà de ça, je l'ai exprimé tantôt, donc peut-être que j'avais mal compris la question, je m'en excuse, mais je reviens sur l'insécurité alimentaire qu'ont vues les étudiants. Si on prend un endroit comme l'Université de Sherbrooke où 85% des étudiants et étudiantes viennent de l'extérieur de la ville pour étudier ici, Je reviens sur l'aide au logement et la nécessité de construire des logements abordables en beaucoup plus grand nombre pour des clientèles ciblées. C'est ce qu'on a dans notre programme. Dans les clientèles ciblées, il y a les étudiants et les étudiantes. Pour l'aide financière aux études, il faut le revoir. Il faut le revoir évidemment avec les principaux concernés, c'est-à-dire les étudiants et les étudiantes eux-mêmes.
[00:26:37] Speaker D: Je vais le répéter souvent ce soir, on n'a pas besoin de réinventer la roue. Souvent, les solutions existent ailleurs dans le monde. Souvent, il y a des gens ici qui ont exprimé des idées qu'on pourrait appliquer puis qui fonctionneraient.
Moi, je pense à une idée, bien, ça fait longtemps que ça dure aux États-Unis. Ça fait plus d'une centaine d'années qu'il y a des universités qui sont gratuites. Il y a une dizaine d'universités comme ça aux États-Unis, puis c'est principalement des étudiants à faible revenu, puis en retour, les étudiants vont travailler dans l'université. Donc, c'est leur manière de payer leurs frais de scolarité, une dizaine d''heures par semaine. Donc, quelqu'un qui étudie en photographie, par exemple, va être engagé pour prendre des photos pour les réseaux sociaux de l'université.
Ou ils ont même une petite ferme aussi à l'université, donc quelqu'un qui étudie en agriculture va être appelé à travailler sur la ferme.
Ça pourrait être une pièce de solution à explorer ici au Québec.
[00:27:20] Speaker A: Merci. Il reste une question avant le face-à-face. Chère personne candidate, je vous rappelle de prendre des notes pour le face-à face, si jamais.
Donc, la quatrième question.
Les personnes étudiantes s'endettent de plus en plus pour poursuivre des études, que ce soit avec l'AFE ou avec des prêts bancaires. Le Québec est la seule province canadienne où les personnes étudiantes paient de l'intérêt sur le remboursement des prêts étudiants.
Quelles sont les propositions de votre parti pour limiter l'endettement et ses impacts auprès des personnes étudiantes? On commence par M. Rousseau.
[00:27:49] Speaker G: Donc, il faut savoir que l'intérêt sur les prêts d'études est déductible d'impôt.
Donc, déjà en partant, ça fait en sorte que c'est quand même moins pire que si ça n'était pas déductible d''impôt. Donc ça, c'est le premier élément.
Puis sinon, je pense que c'est le portrait global de la condition étudiante, c'est-à-dire que si on a un meilleur salaire minimum, on en parlait tantôt, puis nous, on l'a continuellement augmenté pendant notre mandat, Pour s'en dépasser 50% du salaire moyen, parce que si on dépasse 50% du salaire moyen avec le salaire minimum, ça nuit à la création d'emplois, mais on s'est assuré de toujours augmenter le salaire minimum en suivant le 50% du salaire moyen, de sorte que ça aide beaucoup d'étudiants au salaire minimum sans nuire à la création de l'emploi. Même chose pour augmenter le salaire les moyen. prêts et bourses et il faut travailler sur le logement étudiant. Je pense que si on travaille sur toutes ces facettes-là, forcément à la fin, il y aura moins d'endettement étudiant et il faut absolument garder le fait que c'est déductible d'impôts, que les intérêts qu'on paie sont sur les vrais étudiants.
[00:28:48] Speaker A: Merci. M. Boivin.
[00:28:51] Speaker F: Je veux dire, pour répondre un peu à l'attaque de ma collègue, Mme Vachon, d'ailleurs, elle est très bienvenue.
Une minute, c'est très court pour parler. Il faudrait que j'aie des réponses comme M. Cossette. Ce serait très expéditif. Donc, mais vraiment, la gratuité scolaire, le concept de gratuité scolaire, ça va bel et bien au-delà des frais de scolarité. Puis, le Parti communiste, je veux dire, sa plateforme est quand même très large. Et c'est ça que j'ai aussi mentionné dans ma précédente réponse. La précarité étudiante, elle est due aux intérêts à payer sur la FE. Elle est aussi due au manque de logement, au fait que l'alimentation coûte de plus en plus cher, au fait que le coût de la vie soit de plus en plus cher. Et qui blâmer pour ça autre que l'inflation, la logique de marché, qui après tout n'est pas remise en question du tout par Québec solidaire. Ces épiceries publiques vont opérer dans la logique de marché.
[00:29:47] Speaker A: En conclusion, merci. M. Palota.
[00:29:51] Speaker F: Oui.
[00:29:53] Speaker E: Une partie de la problématique vient encore, on va le répéter sûrement souvent, on va être plusieurs à le répéter, des politiques des dernières années qui ont vraiment augmenté le coût de la vie de manière drastique.
Aux étudiants à qui je parle, ils ne me disent pas qu'ils sont super contents d'avoir un retour sur leurs impôts au niveau de leurs intérêts parce que généralement, le salaire qu'on réussit à faire en étudiant en temps plein, il n'y a déjà pas beaucoup d'impôts dessus.
Donc, déjà là, ça ne fait pas une aussi grosse différence qu'on pourrait le prétendre aujourd'hui ce soir ici.
Et c'est drôle parce que dans le temps que le budget nous permettait encore de faire ces investissements-là, il y avait Pascal Bérubé qui avait passé une motion, il avait tenté de passer une motion à l'Assemblée nationale pour dire est-ce qu'on peut enfin enlever les intérêts des pré-étudiants et c'est qui qui l'a bloqué? L'ACAC.
[00:30:43] Speaker A: Merci, Mme Vachon.
[00:30:46] Speaker C: Oui, alors, en fait, effectivement, c'est une période de la vie qui est difficile quand tu débutes, parce que quand t'es aux études, t'as pas de coussin derrière, t'as pas de fonte qui te permet justement de vivre dignement. Et pour nous, c'est de s'attaquer au coût de la vie de façon générale. Donc, faire baisser le coût de l'épicerie parce qu'il y a de plus en plus d'étudiants qui recourent à l'aide alimentaire et ça, ce n'est pas normal dans le monde dans lequel on vit. Donc, oui, les épiceries publiques, oui, faire baisser le coût de l''épicerie, contrôler la hausse des coûts à l'épicerie, contrôler les tactiques déloyales aussi des différentes épiceries de tarification dynamique. On veut aussi mieux financer les organismes communautaires qui viennent faire de l'aide alimentaire, parce qu'il y a des étudiants qui le nécessitent. Et ça, on pense que ça va aider à protéger d'un appauvrissement pour toute la communauté étudiante. On veut aussi mettre les passes d'autobus gratuites pour les moins de 25 ans.
[00:31:46] Speaker A: M. Cassez.
[00:31:48] Speaker B: Oui, pour répondre spécifiquement à ta question, on n'a pas prévu dans le programme de ne pas payer, donc je veux être vraiment très transparent là-dessus, d'intérêt sur les remboursements des dettes plus tard, mais on veut quand même augmenter beaucoup le niveau des bourses, donc ça c'est vraiment très important, puis s'assurer même aux études supérieures, on pourra y revenir.
L'endettement, c'est un phénomène global. Je reviens au logement.
Il ne s'est construit presque aucun nouveau appartement étudiant sur les campus parce qu'il y avait zéro financement pour ça dans les 20 dernières années. Il n'a pas eu plus quand il y avait des marges financières pour le faire, malgré qu'on nous avait annoncé qu'il y en aurait.
Au niveau du logement, au niveau de la rémunération des stages, on peut faire des choses vraiment intéressantes. Au niveau de l'aide financière aux études, c'est un package global. Quand on va revoir l'aide financière aux études, ça va être en collaboration avec les associations étudiantes.
[00:32:38] Speaker A: Merci, M. Garon.
[00:32:40] Speaker D: J'aime beaucoup le point que Mme Vachon a apporté dans sa réponse, c'est-à-dire que déjà qu'on arrive début vingtaine, c'est déjà difficile à plein de niveaux.
Le logement, se positionner dans le marché de l'emploi et je crois que oui, les frais de scolarité, les intérêts, c'est important d'agir là-dessus, mais c'est important d'agir de manière globale pour que ces personnes-là, à cet âge-là, soient prêts à contribuer, puis qu'ils puissent vraiment toucher à la joie à l'intérieur d'eux, puis au désir qu'ils ont de contribuer, puis puissent contribuer. Alors, on doit faire un grand, grand changement à ce niveau-là afin de les aider.
[00:33:13] Speaker A: Merci. Je vous invite à les applaudir.
On passe maintenant à la section face-à-face. Donc, je vais nommer deux parties.
La partie que je nomme en premier à la première intervention.
Vous avez trois minutes, puis essayez de laisser un peu de place à l'autre personne aussi.
Si quelqu'un parle pendant trois minutes, je vais m'interposer.
Donc le premier face-à-face oppose la Coalition Avenir Québec au Parti libéral. M. Rousseau, la parole est à vous.
[00:33:46] Speaker G: Oui, donc j'aimerais connaître un peu les détails sur les frais de scolarité parce que là, vous nous dites que vous allez maintenir le 2,5 d'augmentation par année alors qu'il y avait une volonté du Parti libéral à une autre époque que ce soit plutôt 15 par année. Donc là, il y a un engagement ferme de ne pas revenir là-dessus sur la hausse des frais de scolarité, c'est ce que je comprends.
[00:34:07] Speaker B: Il y a eu des débats douloureux dans le passé et il n'y a pas d'intérêt de réouvrir ça. La question est réglée pour nous.
Je vais réitérer. Pour nous, il y a des choses qui fonctionnent relativement bien.
Il n'y a pas de volonté de remettre en question les mécanismes qui ont changé légèrement dans les dernières années. À mon avis, c'est l'indice des prix à la consommation. C'est l'indice des prix pour les familles, qui sont des variations sur un même thème, mais qui ont quand même été importantes pour les étudiantes et étudiants, parce qu'il y en a qui étaient un peu plus élevés que d'autres. Donc, le plafonnement que vous avez fait, d'ailleurs, était important à ce moment-là. Mais c'est sûr que nous, il faut aller agir sur les autres déterminants de l'insécurité alimentaire des étudiantes et des étudiants.
C'est un combo de mesures qui est vraiment majeur. Donc, pour nous, c'est un investissement très important. Puis oui, ça peut sembler en rupture avec d'anciennes positions du Parti libéral du Québec, mais pas en rupture du tout avec les anciennes, anciennes positions du Part libéral du Québec qui ont, après tout, mis sur pied le ministère de l'Éducation et bien des éléments de notre filet social à l'heure actuelle. Donc, voilà pour nous.
[00:35:14] Speaker G: C'est bon. Sinon, je t'invite à me poser une question.
[00:35:20] Speaker B: La formule de financement pour les universités, moi je suis quand même un peu préoccupé quand j'entends qu'on donne un mauvais rôle aux universités qui veulent avoir trop d'étudiants, puis avoir plus d'étudiants, alors qu'au Québec, on a un taux de scolarisation des études supérieures qui est très en dessous de la moyenne de l'OCDE et en dessous du reste du Canada, notamment pour les garçons. Alors, pour moi, d'avoir plus d'étudiantes et d'étudiants qui viennent à l'université puis qui font des diplômes universitaires, c'est pas un problème. C'est très important pour le Québec, puis c'est une création de richesse, mais je sais pas, toi, comment tu vois ça, la formule de financement des universités?
[00:35:54] Speaker G: Je pense que la formule que l'argent suit l'étudiant a quand même des désavantages et beaucoup d'avantages. Ça force les universités à faire preuve d'innovation pour attirer les étudiants. Ça met un peu de concurrence dans le bon sens du terme. J'ai été directeur de programme à l'université.
On va sur le terrain, on recrute, on innove, on garde le contact avec les diplômés pour qu'ils nous aident à recruter. Donc, ça a un effet, je pense, un peu d'émulation. Avec moi, le système qui fait en sorte que le financement correspond au nombre d'étudiants, je pense qu'il y a du bon là-dedans. Ensuite, ça prend des formes de péréquation. Il y a des universités qui ont des défis particuliers. Il faut s'assurer de les aider aussi, notamment dans les régions plus éloignées.
[00:36:31] Speaker A: Merci à vous deux. On passerait maintenant aux face-à-face. Parti québécois, Québec solidaire, M. Palota, la parole est à vous.
[00:36:39] Speaker E: Bien sûr.
Est-ce que tu trouves que j'ai trop attaqué Pierre sur le nombre d'étudiants? C'était pas mon intention.
Nous,
[00:36:53] Speaker C: à Québec solidaire, dans notre cadre financier, on y va de façon audacieuse.
On veut vraiment s'assurer que l'État va avoir les moyens.
de financer les universités à la hauteur de ce qu'elles ont besoin et de diminuer les frais de scolarité et de tout ce que je vous ai parlé tout à l'heure. Et on va aller chercher l'argent là où elle est. On est les seuls qui avons le courage de dire on va taxer les personnes qui sont vraiment les plus plus riches de la société, ceux qui sont assis sur une fortune de 25 millions de dollars et plus, qui va nous aider à financer nos services publics parce que pour nous, l'éducation doit être vraiment une priorité. et on prévoit que l'inflation sera d'une hauteur à peu près de 3% dans ces eaux-là habituellement.
Pour le PQ, vous avez prévu une augmentation de 2,5% pour vous et vous prévoyez des coupes dans l'État, une diminution de la hausse des dépenses. Comment vous pouvez nous assurer que ça ne va pas toucher l'enseignement supérieur?
Et comment vous pouvez vous assurer que le niveau de croissance des subventions va suivre le niveau de croissance des dépenses si vous prévoyez diminuer, dans le fond, vos revenus d'État?
Est-ce qu'on parle de rigueur budgétaire ou on parle d'austérité pour retrouver des années d'austérité libérale?
[00:38:14] Speaker E: En fait, il n'y a aucun des deux, c'est simplement de l'efficacité.
Je l'ai vécu vraiment de face en plus. Il y a présentement des postes qui existent comme à Santé Québec où il y a deux personnes qui ont le même travail et j'ai rencontré les deux en même temps dans une rencontre. C'est vraiment absurde le genre de structures qui ont été montées dans les dernières années. Puis oui, par le passé, on a eu des approches d'austérité qu'on a vues au Parti libéral. C'était parti d'une bonne intention, puis il y avait eu un développement économique quand même assez intéressant, comme dans les deux premières années de mandat, puis ça a vraiment dérapé ensuite. Puis au Parti québécois, dans le temps de Pauline Marois, on a été un peu vite dans certaines décisions au niveau de la santé. Puis tout ça, tous les partis, on est supposé avoir pris en note qu'est-ce que ça veut dire de bien gérer l'État. Et c'est sûrement pas de rajouter des structures et des gestionnaires ou ce qu'on n'en a pas besoin. Il y a une déréglementation à faire dans certains secteurs où ce que les personnes, bien, ils auront pu à tout le temps gérer ces règlements-là, puis il n'y aura plus de postes inutiles comme dans Santé-Québec.
[00:39:12] Speaker C: Est-ce que vous êtes en train de dire qu'à l'université, il y a des gens qui travaillent en double qui ont des postes inutiles? Parce qu'il y avait une manifestation aujourd'hui à l'université.
[00:39:18] Speaker E: Santé-Québec, ce n'est pas la même chose que l'éducation.
[00:39:20] Speaker C: Bien, pourquoi vous parlez de Santé-Québec? Parce qu'on est dans un sujet universitaire.
[00:39:23] Speaker E: Parce que c'est l'exemple j'ai vécu le plus petit.
[00:39:24] Speaker C: Mais je prendrais un exemple par rapport
[00:39:25] Speaker E: à l Peut-être si on enlève des règlements qui, présentement, il y a des gens qui doivent passer leur temps à gérer, comme en lien avec la reddition de comptes pour les financements, mais ces personnes-là vont pouvoir faire autre chose.
[00:39:36] Speaker A: Merci.
Vous n'êtes pas obligé de commencer par une question. Vous pouvez commencer par «J'aime le magenta». C'est à votre choix. Donc, on a un Parti communiste versus Présidence Québec.
Donc, M. Boivin, la parole est à vous.
[00:39:51] Speaker F: J'aime le magenta et également j'aime la lutte.
Donc le Parti communiste, c'est le parti et le pari de la lutte, parce que la lutte est porteuse d'espoir, puis la lutte pour le monopole public sur les services publics, pour des services publics entièrement accessibles, c'est quelque chose qui est susceptible de rallier beaucoup plus que vous et moi, qui est capable de rallier des syndicats. On l'a vu aujourd'hui. En effet, j'étais présent à cette manifestation-là. Je suis personnellement chargé de cours à l'Université de Sherbrooke. Et c'est capable aussi d'aller rallier les associations étudiantes pour obtenir un changement, un changement qui va au-delà d'un changement électoral, parce que les gains sociaux, ça n'existe pas, les acquis sociaux, ça n existe pas. Il y a juste des concessions, tant et aussi longtemps que le pouvoir des grandes entreprises sera là pour les enlever. Donc moi, je serais curieux de savoir comment est-ce que Présence Québec, quelle est votre vision d'un changement social?
[00:40:51] Speaker D: Clairement, on doit regarder à long terme. J'ai l'impression que souvent, les propositions des partis politiques, on regarde dans un horizon de quatre ans.
Il faut tout de suite regarder demain, et demain, ça peut être jusqu'en 2050.
On le sait, la population vieillit au Québec, donc il va y avoir moins d'étudiants, donc moins d'argent pour les universités.
Comme je mentionnais tantôt, à l'Université de Turin, en Italie, ils ont un très, très beau projet qui s'appelle la Cité de la science et de l'environnement.
Donc, ils ont créé ça au sein de l'université même. Ça a une capacité de 10 000 étudiants en chimie, environnement, biologie, agriculture, forêt.
Il y a 1000 chercheurs qui vont travailler en compagnie de ces étudiants-là.
Et l'idée, c'est d'axer principalement ça sur le développement durable.
Il y a déjà 300 entreprises qui ont exprimé le désir de s'y installer et travailler en collaboration avec les chercheurs et les étudiants. Ça, c'est le genre d'idée révolutionnaire. C'est ce genre d'idée-là qui peut mettre le Québec sur la carte de l'éducation et qui peut amener un financement très, très intéressant aux universités.
Je fais juste le suggérer. C'est quelque chose qu'on va regarder dans les prochaines années et qu'on va écouter la population également.
[00:41:54] Speaker A: Avez-vous quelque chose à ajouter?
Parfait.
[00:41:58] Speaker F: Je veux dire, j'ai quand même du temps. J'aimerais quand même qu'on discute un peu plus, si ça va.
Donc, concrètement, je veux dire, rallier des gens, avoir un mouvement réellement collectif pour des propositions politiques, ce n'est pas dans votre programme. Est-ce que c'est plus l'action individuelle de votre côté?
[00:42:22] Speaker D: Oui, notre slogan, en partie, c'est que le vrai changement commence en soi.
Donc, tout commence de là.
Puis, c'est pour ça qu'on parle de précarité. C'est difficile quand on est dans la précarité d'être créatif. C'est difficile de vraiment exprimer nos idées.
Alors, le vrai changement commence en soi. Puis, une fois qu'on arrive à se connecter en soi, bien là, avec les autres, on arrive à former des projets, à avoir des idées, faire s'impliquer dans la communauté, faire du bénévolat.
Alors, oui. Merci pour la question, Léon.
[00:42:48] Speaker A: Merci, on passerait à la thématique numéro 2. Et là, vous allez être surpris, surprise, il y a juste une question.
Donc, les stages permettent aux personnes étudiantes de mettre en pratique leur connaissance et constituent une étape obligatoire dans plusieurs programmes, surtout à l'Université de Sherbrooke.
Toutefois, il y a plein de stages qui ne sont pas rémunérés, surtout dans des professions principalement féminines, comme l'éducation, les services sociaux, la santé.
Par conséquent, ces personnes doivent travailler en même temps qu'avoir leurs stages ou effectuer plusieurs semaines de travail sans revenu. Mais ils doivent continuer de payer leur logement, leur alimentation, leur transport.
Par ailleurs, les quatre partis politiques présents à l'Assemblée nationale ont voté à l'unanimité en faveur d'une motion afin de rémunérer tous les stages dans le secteur public.
Donc, la question.
Votre parti est-il favorable à la rémunération obligatoire des stages universitaires et quelles mesures concrètes comptez-vous mettre en place pour y parvenir?
Dans les situations où la rémunération obligatoire ne pourrait pas être mise en place immédiatement, quelles mesures de soutien financier votre parti propose-t-il? Les tours de parole, ce sera Québec solidaire, le Parti québécois, Présence Québec, le Parti libéral du Québec, le Part communiste du Québec et la coalition Avenir Québec.
Donc, la question pour ou contre la rémunération obligatoire des stages, qu'est-ce que vous voulez mettre en place et dans les situations où ce n'est pas possible que ce soit obligatoire, qu'est ce qu'on fait?
Madame Fachon.
[00:44:14] Speaker C: Merci de souligner que c'est dans les milieux à prédominance féminine, effectivement, que les stages ne sont pas rémunérés. Pour nous, à Québec Lutter, c'est une aberration et on croit que ça devrait être rectifié dès maintenant.
Donc, une rémunération des stages pour ces milieux-là qui sont majoritairement féminins, autant dans le secteur public que ceux qui vont aller faire leur stage dans le milieu communautaire et pour ceux qui sont dans l'entreprise privée, ça va être payé par le privé. et pour tout ce qui est secteur public, ça va être payé par l'État. On a vraiment engagé des sommes pour ça dans notre cadre financier, on le fait de façon très sérieuse. Aussi, je vous parlais qu'on veut augmenter le salaire minimum à 20 de l'heure, donc ça implique également que les stages soient rémunérés au salaire minimum, bien entendu, malheureusement, je veux dire. Donc ce serait autour de 8400 que les stagiaires recevraient pour un 420 heures et pour un total de 1,5 milliard.
[00:45:11] Speaker A: Merci, M. Palota.
[00:45:13] Speaker E: Oui, donc effectivement, il y a certains secteurs qui sont à prioriser, puis comme ma collègue Stéphanie l'a mentionné, il y a vraiment eu un retard à travers le temps que c'est causé, surtout dans les professions à majorité féminine. Donc, au Parti québécois, ce qu'on s'est dit, une bonne première étape, c'est les stages qui sont obligatoires dans les domaines de la santé. Autant DEP, DEC universitaires, santé, éducation, services sociaux, il y aura certains domaines aussi. Donc, c'est eux autres qu'on va prioriser d'abord. C'est sûr que ça aurait été le fun de pouvoir y aller plus large, mais bien sûr, les finances d'État sont ce qu'elles sont présentement. Il y aura un rattrapage encore à faire plus tard. Et à travers ça, dans la motion, c'était par rapport au secteur public, mais l'idée c'est vraiment d'aller plus par secteur pour commencer, dans le sens du secteur d'activité, non pas public versus communautaire. Donc comme Stéphanie l'a dit, même si c'est dans le communautaire, le stage ça compte aussi.
[00:46:10] Speaker A: Merci. M. Garon?
[00:46:12] Speaker D: Petit partage, en fait, j'ai un baccalauréat en psychologie, puis je l'ai terminé à environ 17-18 ans de cela. Et quand je suis sorti de l'université, donc je n'avais pas fait de stage, et je me suis retrouvé sur le marché du travail, je me suis retrouvée dans un centre jeunesse, et j'ai eu un immense choc. Ça m'a pris plusieurs mois pour m'habituer à la réalité. Et finalement, ça l'a été, j'ai appris avec l'expérience.
Donc, ceci dit, les stages, c'est primordial.
Et tout ce qui peut faire en sorte que les étudiants ou les finissants sortent de l'université et se sentent mieux, se sentent en moins d'anxiété et peuvent travailler dans un contexte favorable, je pense que oui. Donc, si on peut regarder pour rémunérer les stages, oui, assurément.
[00:46:57] Speaker B: Oui, la position du Parti libéral du Québec est claire à cet effet qu'on veut rémunérer tous les stages du système public pour trois raisons.
La première, c'est évidemment de combattre l'insécurité alimentaire et d'aider vraiment financièrement les étudiantes et étudiants dans ces domaines-là. La deuxième, c'est que la plupart des entreprises privées rémunèrent déjà leur stage dans presque tous les domaines.
Donc, même comme employeurs, on a beaucoup de difficultés de recrutement dans beaucoup de domaines ou de rétention. Donc, c'est l'idée de se positionner comme il faut. Puis, l'autre raison bien été évoquée par Stéphanie, c'est effectivement en grande majorité des domaines la prédominance féminine.
Donc, c'est une façon aussi d'aider à cet égard-là. Donc, pour nous, c'est une mesure forte qui est extrêmement importante et ça touche tous les stages qui sont faits dans le domaine public.
[00:47:50] Speaker A: Merci.
M. Boivin.
[00:47:54] Speaker F: Donc, dans l'économie dans laquelle on vit, de plus en plus de personnes sont contraintes à avoir des emplois précaires, des sous-emplois, en fait, puis devoir avoir... Combiner emploi par-dessus emploi pour simplement arriver. Puis les stages, c'est non rémunéré, c'est d'autant plus cruel que les personnes sont obligées de remplir ces stages-là dans le cadre de leur formation et, de surcroît, doivent souvent payer pour faire ces stages-là.
Valoriser le travail et non le capital, d'étendre nos droits syndicaux pour obtenir des conditions de travail, des conditions de vie dignes et acceptables, c'est un axe de lutte qui est préconisé au Parti communiste. Donc, rémunérer les stages, pas juste dans le public, pas juste dans le communautaire, mais tous les stages pour valoriser le travail en rupture avec le pouvoir du capital qui voudrait continuer à surexploiter le cheap labour universitaire.
[00:48:47] Speaker A: Merci, M. Rousseau.
[00:48:49] Speaker G: Oui, donc il faut comprendre que le système des stages non rémunérés, on l'a hérité des gouvernements précédents. Les partis qui avaient mis ça en place ont changé d'idée et prétendent maintenant qu'ils veulent changer la formule. Mais bon, quand on est arrivé au pouvoir, on a hérité de cette formule-là. et on a dû faire un certain nombre de choix. La priorité qui a été celle du gouvernement de la coalition, c'est vraiment d'augmenter de beaucoup les salaires dans le secteur public. C'est vraiment là qu'on a mis l'argent. Par exemple, une infirmière puis une enseignante, ça ressemble à ça aussi. À l'époque où on est arrivé, ça faisait autour de 80 000 dans le haut de l'échelon. à la fin des conventions qu'on a signées, ça va être autour de 110 000. Donc, on a beaucoup augmenté les salaires dans le domaine de la santé et de l'éducation. Donc, moi, ce que je dis aux étudiants avec des stages non rémunérés, c'est OK, oui, c'est plate les stages rémunérés. Je suis d'accord, mais dites-vous que c'est temporaire et que rapidement, vous allez accéder à des emplois, beaucoup en éducation, en santé, qui vont être vraiment payants parce que le gouvernement de la coalition a signé des conventions avantageuses pour les salariés du secteur public.
[00:49:47] Speaker A: Merci. On passerait maintenant aux face-à-face. Donc, le premier face-à-face, Coalition et avenir Québec, Parti communiste du Québec. M. Rousseau, la parole est à vous. N'hésitez pas aussi à compléter vos idées, par exemple, à répondre à la question «Votre parti est-il favorable à la rémunération
[00:50:01] Speaker G: obligatoire des stages?» Sur la rémunération des stages,
[00:50:09] Speaker F: Voilà, vous n'avez pas de position, même pas pour une mini-étape en faveur des stages au public, même pas ça.
Je veux dire, c'est quand même assez évident. Ensuite, vous soyez un parti du capital, quand on voit ce genre de propositions-là, vous n'avez pas simplement hérité votre politique des autres partis, vous les avez hérités aussi des entreprises que vous servez.
[00:50:31] Speaker G: Les augmentations les plus importantes de salaires pour les employés du secteur public de l'histoire du Québec, c'est du gros capitalisme. On parle des employés du secteur public. Il n'y a jamais eu autant d'investissement dans le secteur public que sous le gouvernement de la coalition.
Les salaires des infirmières, des enseignantes qui passent de 80 000 à 110 000. Ça, oui, c'est l'économie de marché qui nous permet ça. On est fiers d'avoir une économie de marché qui roule. Après ça, ça permet, parce qu'on a créé de la richesse, de la redistribuer, notamment dans des secteurs à forte prédominance féminine comme Elle roule sur qui, cette économie-là?
[00:51:02] Speaker F: Elle roule sur des stagiaires, elle roule sur des emplois sous-payés, sur des sous-emplois, sur des emplois précaires. Je veux dire, une personne étudiante, même si elle est rémunérée, si elle est rémunérée à moitié salaire d'une personne qui accomplit un travail similaire, la personne accomplit quand même une activité productrice. Puis vous, la Coalition Avenir Québec, ça vous émoie pas que des personnes travaillent gratuitement ou travaillent à moitié salaire?
[00:51:26] Speaker G: Dans un monde idéal, il serait rémunéré les stages. Maintenant, il faut faire des choix.
[00:51:31] Speaker F: Le monde est à construire. Pourquoi est-ce qu'on a à se contenter de moins? Pourquoi est-ce qu'on a à se contenter du pouvoir des entreprises? Pourquoi est-il qu'on a à se contenter de ce que les grandes entreprises vous imposent comme politique?
On peut avoir un monde meilleur. On peut le construire. Il faut lutter pour ce parti-là. Mais ce n'est pas le parti de la lutte. Il faut le comprendre.
[00:51:47] Speaker G: Il faut comprendre que nous on cherche à la fois à augmenter, et on l'a fait, de beaucoup les salaires dans le secteur public, tout en n'augmentant pas le fardeau des contribuables. Parce qu'évidemment on peut promettre des stages rémunérés, on peut promettre la gratuité scolaire, on peut promettre tout ça, mais après il y a le fardeau fiscal qui vient avec ça.
[00:52:03] Speaker F: Il y a un fardeau fiscal pour les entreprises et non de 20% comme il est aujourd'hui. On regarde en 1920, 80% du fardeau fiscal, c'était sur les entreprises. Aujourd'hui, 80% sur les particuliers. On pourrait commencer à imposer les grandes entreprises et cesser d'imposer les travailleurs.
[00:52:19] Speaker G: C'est le Parti Québécois qui propose de diminuer les impôts des entreprises. Ce n'est pas nous. Vous vous trompez de cible là-dessus.
Nous, on pense que ça prend une fiscalité qui n'étouffe pas le contribuable.
[00:52:30] Speaker F: Qui est acceptable pour le capital.
[00:52:31] Speaker G: Pour le contribuable!
[00:52:33] Speaker F: Pour le capital, parce qu'un contribuable, c'est une entreprise aussi.
[00:52:38] Speaker G: Pour les contribuables, je vous dirais. C'est assez évident.
[00:52:40] Speaker A: Merci. M. Rousseau, en cinq secondes, oui ou non à la rémunération des stages?
[00:52:45] Speaker G: Je pensais que c'était assez clair. Non, ce n'est pas dans les choix du gouvernement. Nous, on augmente les salaires dans le secteur public. Les gens qui ont des stages non rémunérés auront des gros salaires une fois qu'ils seront diplômés.
[00:52:54] Speaker A: Merci beaucoup.
On passerait à Présence Québec et Québec solidaire. M. Garon, la parole est à vous.
[00:53:02] Speaker D: Oui, bien j'ai l'impression qu'on est sur la même longueur d'onde à ce sujet-là.
Est-ce que tu voudrais développer un peu sur ce que vous avez en tête à votre partie?
[00:53:09] Speaker C: Oui, bien oui, pas de problème, pas de problème. Je peux développer, je peux développer. Je peux développer pendant 2 minutes 46.
[00:53:17] Speaker D: Ah non, non, non, j'aimerais savoir un petit peu de temps à la fin quand même.
[00:53:19] Speaker C: Mais ce n'est pas clair pour moi. J'ai compris que vous étiez d'accord avec le principe, mais outre le principe général, je n'ai pas compris de quelle façon vous allez vous y prendre. Est-ce que vous allez rémunérer les stages juste pour le secteur public? Est-ce que ça va être pour le milieu communautaire?
Est-ce que vous avez un cadre financier qu'on peut regarder pour voir de quelle façon vous allez financer les stages que vous allez rémunérer?
[00:53:43] Speaker D: Je vous remercie beaucoup pour la question. Comme j'ai mentionné au départ, Présidence Québec, on n'a pas de programme, donc on n'a pas de cadre financier. On vient toujours d'être créé comme parti politique et notre plan dans les prochaines années, c'est justement encore une fois d'être à l'écoute et de voir qu'est-ce qui se fait ici au Québec, quelles idées créatrices peuvent émerger ici au Québec et aller voir aussi ailleurs dans le monde qu'est- ce qui se fait. Donc non, on n' a pas de cadre financier, mais on est en faveur de toute mesure qui peut amener les gens à se sentir mieux, puis à mieux évoluer dans la société.
[00:54:12] Speaker C: Pendant ce temps-là, je vais vous parler des milieux majoritairement féminins parce que j'ai du temps pour vous en parler. Je trouve que c'est vraiment une injustice qu'on a au Québec. Je sais, M. Rousseau a dit qu'il y a eu des augmentations phénoménales pour le secteur public, mais il y a un rattrapage qui était à faire. On va se le dire, le secteur public a été... Je ne veux pas rentrer dans Santé Québec, je ne suis pas sur le sujet du secteur public, mais le sujet de... Il y avait vraiment un rattrapage à faire parce que c'est des milieux majoritairement féminins qui sont toujours sous-évalués. et toujours non reconnu. Tout ce qui est dans l'humain, tout ce qui est dans le care, et là je vais vous parler, je peux vous parler de mon travail d'éducatrice à l'enfance, mais c'est pas vraiment le sujet, mais c'est dans l'éducation 0-5 ans qu'on peine à se faire reconnaître comme étant un milieu qui est clairement dans l'éducation, tout se joue avant 5 ans et on est vraiment vraiment pas reconnu. Nous, on a dû faire 13 jours de grève pour réussir à obtenir la même augmentation que le secteur public. On avait besoin d'avoir un rattrapage de 15 supplémentaire à ce qui a été négocié avec le secteur public, mais c'est juste une petite parenthèse.
Donc, le milieu communautaire, parlons-en, mais là peut-être que vous allez être d'accord avec moi, M. Gareau, le milieu communautaire est sous-financé, non valorisé, c'est un milieu qui est majoritairement dans le prendre soin de l'humain, puis c'est là-dessus que je m'en allais, en fait, c'est que la majorité des milieux féminins sont sous-financés, le milieu communautaire en fait partie. Êtes-vous d'accord que le gouvernement en place et les gouvernements devront s'engager à augmenter les salaires et les financements des milieux communautaires.
[00:55:51] Speaker D: Oui, ça doit être une priorité, assurément. Moi, je travaille dans un milieu féminin depuis toujours, depuis 15 ans, alors oui, j'ai beaucoup de respect pour mes collègues, assurément!
[00:56:00] Speaker A: Merci, merci.
Vous voyez, la rémunération des stages, c'est un sujet qui nous passionne beaucoup.
Moi, je vais vous partager une petite partie de mon histoire personnelle. Moi, j'ai fini le secondaire en 2014.
En 2012, on marchait pour la rémunération des stages. En 2015, on marchait pour la rémunération des stages. En 2018, on marchait pour la rémunération des stages. En 2021, on marchait pour la rémunération des stages. En 2022, on marchait pour la rémunération des stages.
Ça fait plusieurs années que c'est une revendication du mouvement étudiant québécois.
Le dernier face-à-face, Parti libéral du Québec, Parti québécois, M. Cossette, la parole est à vous.
[00:56:35] Speaker B: Là, j'ai peur que le face-à-face soit moins animé que ceux qu'on a vus parce que je pense qu'on est de part et d'autre d'accord avec qu'on est
[00:56:42] Speaker D: mieux pour la rémunération des taxes.
[00:56:44] Speaker E: Moi, j'ai peur de débattre avec Léo.
[00:56:46] Speaker B: Donc, pour nous, c'est vraiment important. Puis, on a un cadre financier au Parti libéral du Québec qui est assez restreint. On n'a pas énormément d'argent qu'on a mis dans le cadre financier à cause des marges vraiment, mais on a choisi quand même de mettre les dollars qu'il faut là-dessus. Vous pourrez consulter notre cadre financier.
Puis c'est vraiment important pour nous, je vais le répéter, de financer les stages dans le réseau public.
Mais au Parti québécois, vous proposez de le faire à tous les niveaux. Je suis quand même intéressé, mais c'est quand même beaucoup d'argent si vous voulez le faire à tous les niveaux, mais je ne sais pas comment vous voulez procéder avec ça.
[00:57:20] Speaker E: C'est à peu près 300 millions de dollars par année que j'ai estimé. On ne l'a pas mis dans le cadre financier encore. Ça ressemble un peu à la première année du plan de Québec solidaire, sauf que nous, on n'a pas un rattrapage qu'on va faire immédiatement dans un premier mandat parce qu'effectivement, les finances publiques ne le permettent pas. De juste rémunérer les stages qui sont directement dans le secteur public, ce que je trouve dommage avec ça, c'est que ça fait plusieurs années que je côtoie plusieurs organismes communautaires et il y a des stagiaires dans ces organisations-là qui font un travail extraordinaire. Je ne vois pas pourquoi eux ils seraient considérés différemment que les autres.
C'est vraiment au niveau de, est-ce que c'est un stage obligatoire? Est-ce que ça prend 12 semaines, temps complet?
On doit au moins rémunérer au salaire minimum, le moindre max, c'est un emploi qui a cette valeur-là.
Idealement, on va éventuellement se rendre à est-ce que tous les stages sont payés? C'est un travail, l'esclavage moderne qu'on voit.
Je ne suis pas sûr de comprendre pourquoi ces stages-là ne devraient pas être payés à leur juste valeur.
[00:58:25] Speaker B: Bien, c'est sûr que nous, on est pour la rémunération des stages. Je l'ai déjà évoqué assez clairement. Puis, oui, c'est une évolution d'ancienne, mais de tous les partis, en fait. On est rendus là à cause du contexte qui a changé, puis de la pression énorme pour les finances étudiantes. Puis, effectivement, nous, c'est plus de 300 millions qui ont été mis dans le programme du Parti libéral sur cette question-là, parce que c'est une question vraiment extrêmement importante. On ne veut pas faire de nos étudiants des travailleurs parce qu'ils ont un double statut. On rentre dans une série de complexités très importantes.
que ça demeure des étudiants en apprentissage avec un statut d'étudiant qui sont protégés par toutes les clauses universitaires, ça c'est vraiment majeur parce qu'ils deviennent travailleurs, on change de code de droit complètement, donc ils doivent rester des étudiants universitaires, être protégés par tout l'arsenal et néanmoins bénéficier d'une rémunération adéquate.
[00:59:24] Speaker E: C'est une bonne nuance, effectivement. C'est juste que je trouve que le fait que tu sois obligé de le faire, ça devient un peu un travail, mais la nuance est bonne, il y a une différence.
[00:59:33] Speaker A: Merci. On passe maintenant à la thématique numéro 3, la thématique du logement.
Il y a deux questions dans la thématique du logement.
Depuis 2018, le prix des logements a plus que doublé à Sherbrooke. Il a augmenté de plus de 60 %. Selon la SHL, il s'agit de la deuxième ville où le loyer a augmenté le plus rapidement. C'est une situation qui touche particulièrement les personnes étudiantes, et ce, particulièrement Sherbrooke. En effet, selon l'enquête Éclair de l'Util, c'est 40,8 des personnes étudiantes qui vivent des besoins impériaux en matière de logement, c'est-à-dire qu'elles consacrent plus de 30 de leurs revenus au logement. Puis c'est une dépense qui est non compressible, le logement. Tu ne peux pas décider de ne pas payer ton loyer. Ça a un impact sur la sécurité alimentaire, ça a un impact sur toute la qualité de vie des personnes étudiantes. Puis souvent, ils se ramassent dans des logements surpeuplés et insalubres. Ce n'est pas rare de voir 6 personnes dans un 6,5.
Donc, les taux de parole, ce sera la Coalition aménagère Québec, le Parti québécois, le Parti libéral du Québec, le Part communiste du Québec, Québec solidaire et Présence Québec.
Donc, la première question.
Quelles mesures concrètes, et j'insiste sur concrètes. Quelles mesures concrètes votre parti propose-t-il pour favoriser l'accès à des logements abordables pour la population étudiante au sein des UBSL, des coop, notamment à proximité des campus, afin d'inclure les personnes étudiantes dans ce type d'habitation?
Donc, le proviseur de parole, M. Rousseau.
[01:00:58] Speaker G: Oui. Donc, ce qu'il faut, c'est plus de mise en chantier, plus de logements en général. Puis quand vous avez plus de logements, bien là, vous pouvez avoir plus d'abus non lucratifs, plus de dédiés aux étudiants, etc. Donc, il faut vraiment plus de mise en chantier.
Et les années des gouvernements Marois, Couillard, on était autour de 40 000 mises en chantier par année. Maintenant, c'est 60 000. Donc, il y a plus de mise en chantier, il y a plus de construction. Maintenant, il faut aller encore plus loin. Pour ce qui est du plan québécois des infrastructures, on est passé, on était à 225 millions pour les résidences étudiantes. En 2023, là, on a porté ça à 235 millions pour la période 25-30. Donc, on a des investissements qui s'en viennent. On le voit ici avec les 200 logements sur la rue Pacifique qui s'en viennent.
Il y a des projets qui sont en cours, puis le gouvernement a adopté une loi qui a permis aux municipalités d'avoir des nouveaux pouvoirs pour aller plus vite dans la construction de logements, notamment étudiants, puis c'est ce qui explique le projet de 200 logements sur la rue Pacifique.
[01:01:53] Speaker A: Merci.
Monsieur Palota.
[01:01:55] Speaker E: Oui, je suis content de voir qu'on veut réussir à accélérer la construction. C'est effectivement dans nos idées aussi au Parti québécois.
Par contre, l'expérience que j'ai eue des programmes qui ont été sous la gouverne de la CAQ, c'était vraiment pas un succès, surtout au niveau administratif.
Je me rappelle qu'en plein milieu de... en fait, c'est au début du deuxième mandat, pardon, je me corrige. Il y a vraiment eu un espèce de branle-bas de combat où on se faisait contacter dans le milieu communautaire et coopératif pour se demander si on avait des projets qui ont été déposés dans le FAC, il faut qu'on fasse de quoi. On a envoyé plein, on attend des réponses, quand on a des réponses ça ne marche pas. on va essayer de faire des fast tracks. Pourquoi le programme ne marche pas déjà? Accès logis avant, ce n'était pas parfait. Il y en avait des fois des délais, mais au moins le logement social, le logement coopératif, il se construisait. Donc là, ce qu'on veut ramener au Parti québécois, c'est vraiment un nouvel accès logis amélioré et là-dedans, il va y avoir un chantier de logement étudiant.
[01:02:52] Speaker A: Merci.
[01:02:53] Speaker B: On est d'accord que ça prend plus de logements à large, donc il faut vraiment élargir le marché pour baisser la pression inflationniste, mais au-delà de ça, ça prend vraiment plus de logements à prix abordable. Notre engagement, c'est 40 000 logements à prix abordable dans les prochaines quatre années, donc c'est effectivement beaucoup plus même que dans les dix dernières années au Québec. Et on le fait vraiment via les trois moyens dont on a mentionné. C'est les co-ops, c'est les OBL et les offices municipaux d'habitation avec 60% qui sont des constructions, 40% qui sont des conversions. C'est de l'argent qui se rajoute à ce qui était déjà là et qui va permettre de faire des partenariats pour accélérer aussi la construction de logements. Et je l'ai évoqué tantôt, mais on a identifié un certain nombre de clientèles vulnérables qui doivent bénéficier des logements prix abordables, dont les étudiantes et étudiantes. Donc, ça s'est identifié énormément dans notre parti. Puis, on a un objectif qui peut paraître ambitieux parce qu'il est très loin, mais on a le but d'avoir 20 de logements hors marché d'ici 2050.
[01:03:52] Speaker A: Merci. M. Boivin.
[01:03:55] Speaker F: La crise du logement est une qui est devenue absolument humanitaire.
La mise en contexte est assez éloquente à ce sujet-là. C'est le marché qui nous a amenés là. Le marché, tout ce qu'il a nous donné, c'est ce qu'on a reçu jusqu'à maintenant. Une crise du logement devenue humanitaire.
Ce n'est pas en traitant avec le marché, avec des logements soi-disant abordables, ou encore en donnant des cadeaux aux spéculateurs, comme Québec solidaire le propose, des ventes immobilières. Là, tu as une imposition de seulement 25% du gain en capital, après avoir doublé, bien entendu, les loyers et évincé les gens qui étaient dans le logement. Maintenant, ce qu'il faut, et ce que le Parti communiste du Québec s'engage comme axe de lutte, c'est une économie planifiée, mais planifiée autour, entre autres, d'un programme sous contrôle public et démocratique de construction et de gestion de logements. Parce que ce qu'il faut, ce n'est pas uniquement des OSBL et des co-ops, des logements publics. On n'en a pas construit depuis très longtemps. Il n'y a plus aucun programme pour le faire.
[01:04:51] Speaker A: Merci. Je dois vous avouer que j'ai déjà hâte au face-à-face.
Québec soldaire.
[01:04:57] Speaker C: Alors nous, on veut développer le hors-marché, on vise le 20% aussi, donc 50 000 logements, 25 000 qui sortiraient de terre et 25 000 qu'on irait acheter. Effectivement, on veut inciter les propriétaires à vendre leur immeuble à une OSBL ou à une coop qui est déjà existante. Par exemple, l'utile pourrait se retrouver dans les acheteurs pour favoriser le logement à étudiants. Donc l'idée, c'est d'offrir un crédit pour que l'imposition du taux en capital soit de 25% pour s'assurer qu'on puisse sortir ce logement-là du marché. Mais ce n'est pas tout. On veut aussi instaurer un registre des loyers pour contrôler la hausse des loyers. Il y a beaucoup d'étudiants qui changent de loyer en cours de route. On veut abolir la clause qui interdit de céder ton bail et avec le registre des loyers, ça va empêcher le propriétaire d'augmenter le loyer de façon exagérée. On veut aussi instaurer un gel la première année de la hausse des loyers et ensuite plafonner à l'inflation les loyers.
[01:06:01] Speaker D: Oui, évidemment, il faut financer massivement les logements sociaux, mais j'ai envie d'aller plus loin que ça. À Présence Québec, on parle beaucoup de connexion à soi, connexion aux autres. Pourquoi est-ce qu'on n'essaierait pas de vivre ensemble? Ça coûterait moins cher de vivre ensemble, j'ai l'impression. Moi, je crois beaucoup à l'intergénérationnel. Je sais qu'il y a un projet pilote qui se passe au Québec, entre autres. Il y a des étudiants qui vont vivre dans des résidences pour personnes aînées. Donc, il paie un prix, un loyer très, très bas. Puis, en retour, bien, il nous aide les personnes aînées. Il les rende des petits services. Ils font des petits travaux. Ils échangent.
Et on pourrait même pousser plus loin. Il y a de plus en plus d'éco-communautés à travers le monde. Donc, les éco-communautés, c'est des endroits, ça peut être en nature ou ça peut être en ville, où les gens vont se partager des électroménagers, vont se partager des services. Il va y avoir des échanges de gardiennages. Encore là, l'inter-générationnel fait en sorte que les personnes aînées sont en contact d'enfants et vice-versa. Et ça, c'est une grande richesse.
[01:06:49] Speaker A: Merci.
On passe maintenant à la deuxième question.
Donc, quelles mesures concrètes votre parti propose-t-il pour contrôler la hausse des loyers?
M. Rousseau, la parole est à vous.
[01:07:00] Speaker G: Oui, donc la première mesure concrète, on l'a mise en place, c'est un nouveau mode de calcul pour les hausses de loyer. Donc, avant, c'était extrêmement complexe. Il fallait que le propriétaire arrive avec toutes ses factures qu'il avait dépensées dans l'année pour le logement, pour justifier une hausse. Donc, c'était très lourd sur le plan administratif. Le propriétaire, tout le temps qu'il passait à calculer ses factures pour aller défendre sa hausse, c'était des frais pour lui. Donc, il refilait ça au locataire. Là, on a simplifié ça. On suit essentiellement l'indice des prix à la consommation. et concrètement, ce nouveau mode de calcul est à l'avantage des locataires. Ça va faire en sorte aussi que lorsqu'il y a une très haute inflation, ça ne sera pas trop élevé. Lorsqu'il y a très basse inflation, ça se peut que ça soit un petit peu plus, donc ça a un effet un peu stabilisant.
Mais souvent, le problème, je l'ai vu dans mon porte-à-porte, ce n'est pas tant que ce qui est prévu légalement, c'est trop haut, c'est que certains propriétaires ne respectent pas la mesure légale. Donc là, on a un enjeu d'accès à la justice, puis ça, c'est un dossier sur lequel j'ai beaucoup travaillé comme avocat. Puis si je deviens député, je vais vouloir pousser ça, l'accès à la justice, particulièrement pour les locataires Merci.
[01:08:00] Speaker A: M. Palota.
[01:08:01] Speaker E: Oui, je fais définitivement partie des chanceux à ce niveau-là, comme Guillaume. On a-tu posé ce que vous voyez, monsieur, madame?
[01:08:09] Speaker A: C'est toi qui le sais.
[01:08:10] Speaker E: Je vais y aller avec les prénoms, c'est bon pour tout le monde. Comme Guillaume le mentionnait, effectivement, le problème, ce n'est pas tant que le calcul est effectivement complexe, ça peut être super intéressant de réviser ça pour le simplifier.
Moi, mon propriétaire, je le sais, je fais partie des chanceux, je vais le répéter encore, il suivait tout simplement la recommandation de la régie année après année, puis à la longue. Moi, mon loyer était carrément en dessous du marché.
Donc, ce que je me rends compte, c'est que le mécanisme lui-même est intéressant. Le problème, c'est donc son application. L'idée, c'est de revoir comment le tribunal administratif du logement fonctionne pour être sûr qu'il puisse faire appliquer ces règles-là. Parce que quand elles sont appliquées, vraiment, ça simplifie la vie. Ça existe déjà. On devrait tout simplement simplifier ce qui existe déjà.
[01:08:56] Speaker A: Merci.
M. Cossette.
[01:08:59] Speaker B: Dans les mesures concrètes, à part les investissements dont j'ai déjà parlé, je ne veux pas avoir l'air d'être redondant, mais nous, on n'est pas la seule clientèle vulnérable pour laquelle on a proposé un plafonnement, c'est les résidences aux personnes âgées, donc je suis un petit peu moins dans la bonne auditoire pour ça, mais quand même, c'est important parce que C'est une quantelle vulnérable qui a malheureusement eu des hausses parfois abusives. Mais nous, on n'est vraiment dans pas plus de règlements. On est dans appliquer les règlements qui sont là et qui ne sont pas bien appliqués parce que nos mécanismes méthodiques sont débordés, parce que les délais sont infinis et sont extrêmement complexes et difficiles à comprendre pour les usagers. Donc, c'est là qu'on arrive à... il faut baisser le fardeau réglementaire, garder les règlements qui sont pertinents, mais ceux-là, les appliquer pour vrai. Parce qu'au Québec, on a cette fâcheuse habitude-là, quand quelque chose ne marche pas, plutôt que d'appliquer, on rajoute une autre couche de règlement, donc une nouvelle couche de fonctionnaires, donc une nouvelle couche de réédition de comptes, donc des mécanismes qui s'embourbent. Donc, nous, on simplifie les choses, mais on s'assure qu'elles soient appliquées.
[01:09:55] Speaker A: Merci, M. Boivin.
[01:09:56] Speaker F: Il y a une hypothèse dans la question avec laquelle je ne suis pas d'accord, c'est-à-dire qu'il faudrait se contenter d'un contrôle des hausses. Les loyers ont suffisamment monté dans les dernières années. Ils ont pratiquement doublé depuis les niveaux pré-pandémie.
Certains ne croiront pas. Quand j'ai loué mon appartement à Sherbrooke, quand je suis arrivé ici, c'était seulement 760 pour un 5,5. Donc, 730 dollars pour un 5,5. Donc, il faut... Tu sais, le marché, c'est là qu'il nous a amenés. Il nous a amenés avec des prix déraisonnablement élevés, puis se contenter de limiter la hausse à un niveau raisonnable ou de limiter la hausse à l'inflation, qui d'ailleurs, en alimentation, on le voit, les gens peinent à se nourrir à cause de l'inflation. Ils vont peiner à se loger avec l'inflation aussi. Il faut diminuer les loyers et il faut faire payer les grandes entreprises, les spéculateurs, qui sont responsables de la crise humanitaire dans laquelle on se trouve.
[01:10:46] Speaker C: Je suis tout à fait d'accord avec mon collègue. C'est vraiment la faute aux spéculateurs, la crise dans laquelle on se retrouve.
Il y a eu un laxisme du gouvernement de ne pas contrôler ce marché-là, parce que les flips, les rénovictions, les propriétaires abusifs, les propriétaires qui vendent l'immeuble. Je sais, j'ai moi-même acheté une maison. Le propriétaire avait acheté le bloc, a recadastré les quatre appartements, puis a dit aux locataires, vous achetez ou vous partez. Ils sont tous partis, ce n'était pas abordable. Il a tout revendu à un prix de fou, il a fait une grosse passe de cash sur ce bloc-là. Donc ça, c'est des flips qui devraient être interdits. Alors nous, on va vraiment interdire ce genre de tactique déloyale de propriétaire abusif qui a profité du pauvre monde. On veut aussi donner plus de dents au TAL parce qu'effectivement le TAL est complètement débordé au niveau des ressources financières, des ressources humaines. Donc donner les moyens au TAL d'appliquer la réglementation qui existe déjà, mais aussi donner un autre tour de vis pour empêcher les rénovictions, la spéculation, les flips.
[01:11:49] Speaker A: J'ai envie de parler d'un projet qui
[01:11:53] Speaker D: a lieu à Sainte-Camille, à 40 minutes au nord de Sherbrooke.
Ils ont pris une terre agricole là-bas, ils ont accepté de changer de zonage, puis il y a une dizaine de familles qui vont se construire des petites habitations sur ce terrain-là. Et ces familles-là vont cultiver la terre ensemble, ils vont partager leurs ressources ensemble, ils vont avoir du plaisir ensemble. Et pour moi, quand on regarde l'avenir, pas juste les quatre prochaines années, mais 20, 30 ans et plus, ça vient vraiment avec le vivre-ensemble et l'intergénérationnel. Alors, est-ce qu'on pourrait s'inspirer de ce projet-là, peut-être, changer les zonages et favoriser la proximité?
[01:12:24] Speaker A: Merci.
Donc, le premier face-à-face, c'est Québec solidaire et la coalition Avenir Québec.
Madame Vachon, la parole est à vous.
[01:12:32] Speaker C: Oui, attendez, je vais vous trouver quelque chose là.
Est-ce que vous avez parlé tout à l'heure, oui c'est ça, de laisser ça au marché privé, de faire plus de mise en chantier, c'était ça votre solution que vous avez présentée en tout début, donc vous avez parlé du FAC entre autres, de donner plus de pouvoir aux municipalités, sauf que ça, ça a fait en sorte que les municipalités doivent fournir 40% du financement quand on est dans le logement coopératif et les municipalités sont sous-financées. Ils ont vraiment très peu de moyens. C'est un gouvernement de proximité qui a à peine quelques rentrées d'argent. Alors vous êtes venu leur dire, vous devez maintenant côté à telle hauteur 40% et les municipalités n'ont pas les moyens financiers de le faire et là ce qu'on se retrouve c'est des projets qui ne voient pas le jour et des coopératives d'habitation qui disent nous là on a tout préparé là on est prêt on a le fond on a le terrain on est vraiment rodé on a même un organisme communautaire pour avoir des logements communautaires tout est là mais la ville n'a pas les reins assez solides pour le financer qu'est ce qu'on va faire avec cette situation là que vous avez vous même créé à la CAQ
[01:13:46] Speaker G: Donc, il y a plusieurs choses. D'abord, les municipalités, ça fait longtemps qu'ils demandent de diversifier leurs sources de revenus parce que, traditionnellement, ils dépendaient beaucoup de l'impôt foncier, donc la taxe qu'on paie sur le prix des maisons. Ça, ça faisait en sorte que ça encourageait les municipalités à faire toujours plus d'étalements urbains parce que c'était la seule façon d'augmenter leurs revenus. Là, ils ont demandé de pouvoir taxer différemment, notamment la taxe d'immatriculation. On ne l'aime pas quand les municipalités augmentent, mais c'était une demande du monde municipal. Donc, on a beaucoup diversifier les sources de revenus. Donc une municipalité qui veut financer plus de services publics, plus de logements, elle a des moyens fiscaux à sa disponibilité. Donc ça, c'est la chose qui a été faite. Maintenant, pour l'avenir, ce qu'il faut faire, c'est de la simplification réglementaire et administrative. Parce que j'ai rencontré beaucoup d'élus municipaux dans le cadre de ma tournée, puis on me dit que Il y a eu beaucoup de lois municipales qui se sont ajoutées au fil des ans et c'est complexe. Il y a eu certains projets de loi qui ont fait de la simplification. Mais là, il faut vraiment aller plus loin pour simplifier les règlements, les lois pour que les fonctionnaires municipaux puissent mettre en oeuvre des projets plutôt que de gérer toujours des normes. Donc ça, je pense qu'il y a un consensus dans les grands partis. J'ai moins entendu du Québec solidaire là-dessus, sur l'importance de simplification administrative et réglementaire. J'aimerais ça vous entendre.
[01:14:53] Speaker C: Oui, on est tout à fait d'accord. Effectivement, les municipalités ont beaucoup trop de normes à respecter et c'est vrai que c'est difficile pour elles d'en venir à bout. Mais je veux rebondir sur ce que vous avez dit. Vous leur avez donné le moyen de taxer davantage. Mais ça, ça veut dire que taxer davantage, c'est les citoyens et citoyennes qui vont devoir fournir plus d'argent par une nouvelle taxe pour pouvoir contribuer au logement coopératif, alors que c'est la responsabilité gouvernementale de venir financer ces logements-là.
[01:15:19] Speaker G: Oui, mais si le gouvernement le fait, il va falloir qu'il taxe le monde.
On s'en sort pas. Que ce soit le municipal ou le gouvernement qui finance, c'est sûr que s'il y a des taxes ou impôts à la fin de la journée.
[01:15:26] Speaker C: Il y a moyen d'aller chercher l'argent là où elle est pour désengorger et que ce ne soit pas juste les citoyens qui payent ça.
[01:15:31] Speaker A: Merci.
On aurait le Parti québécois et le Parti communiste du Québec.
Monsieur Palotel, la parole est à vous.
[01:15:39] Speaker E: C'est moi qui commence? J'ai peut-être une chance.
Quand tu dis qu'on ne peut pas réussir à rétablir l'équilibre dans le marché, est-ce que c'est parce que tu as l'impression qu'on n'a pas l'intention d'essayer de rattraper avec une approche qui va dans les deux directions, donc autant l'approche publique, donc avec des logements sociaux? Admettons que j'ai inclus coopératif là-dedans, mais si tu me dis que je ne peux pas, c'est correct. De l'autre côté, le marché pour développer justement, qu'on diminue les coûts et qu'on s'assure qu'il y ait assez d'habitations pour tout le monde. C'est quoi qui ne marche pas dans cette idée-là?
[01:16:18] Speaker F: Dans l'idée d'utiliser le privé, je veux dire, on a juste besoin d'utiliser nos yeux pour voir ce qui se passe quand on utilise le privé. La dernière fois que j'ai interagi avec un VHS et que je l'ai rewind, c'est le même film qui est passé après. Moi, je serais vraiment curieux de savoir, c'est quoi les programmes de logements sociaux du PQ? Est-ce qu'il en a? Et si c'est du logement abordable que vous préconisez, c'est quoi un logement abordable? Qu'est-ce qui est abordable?
[01:16:42] Speaker E: Le mot «abordable », ça je m'amuse à prendre une chatte à chaque fois que quelqu'un dit ça, ça n'a pas d'allure. Le mot «abordable », il y a genre 50 définitions différentes. Là-dessus, toi et moi, on ne débattra pas.
Mais par contre, au niveau de ce qu'on propose au Parti québécois, c'est une approche qui ressemble beaucoup au pays scandinave.
connaît, puis il y a sûrement un argument que je n'attends pas qui s'en vient. Mais en gros, l'idée, c'est oui, il y a une certaine reconnaissance du droit au logement qui est une des prémices de base. Au Parti québécois, on a plus en tête de commencer par le reconnaître dans une politique d'habitation, puis on verra pour la suite. Il faut quand même calculer étape par étape les impacts potentiels.
Mais ensuite, c'est OK, on va s'assurer que le marché soit capable de faire son travail, développer, construire. Puis oui, il y des règles à mettre en place pour être sûr que tous les actes qu'on peut carrément appeler immoraux ne surviennent pas. Et étant donné que, par logique capitaliste, je te l'accorde, il y aura toujours une couche de la population qui n'arrive pas à rentrer dans le marché, bien pour celle-là, on construit des logements sociaux.
[01:17:42] Speaker F: Donc, ce n'est pas possible de juste garantir le droit au logement puis de l'accorder ensuite.
Puis, ce n'est pas possible non plus de renverser la hausse de loyer. Le Parti québécois ne ferait pas ça. Le Parti québécois ne veut pas atteindre les monopoles québécois de son Québec souverain?
[01:18:02] Speaker E: J'ai l'impression qu'il va falloir que tu ailles me chercher jusque dans les grosses prémisses de base parce que ma réflexion à travers tout ça, c'est où est-ce qu'il apparaît cet argent-là si ce n'est pas à travers une logique de capital. À partir du moment que quelqu'un gagne un salaire, qu'il achète quelque chose, tout ça c'est un échange de capital et c'est à travers ça qu'on fait une allocation des ressources. Du jour au lendemain, si je disais à mon gouvernement, c'est toi qui vas s'occuper de tout construire, c'est qui qui construit, comment on oblige les gens à travailler, je ne comprends pas.
[01:18:29] Speaker F: C'est un défaut d'imagination tout simplement, on peut se donner les moyens qu'on veut.
[01:18:35] Speaker A: Merci beaucoup.
On passe maintenant à la thématique numéro 4, la thématique fonds de recherche du Québec.
Donc les fonds de recherche du Québec sont un organisme gouvernemental qui a pour mission de soutenir le développement de la recherche.
J'ai oublié un face-à-face.
Vous êtes supposé me huer quand ça arrive. C'est bon ça, j'aime ça. Donc on a Présence Québec et le Parti libéral. Présence Québec, la parole est à vous et je m'en excuse encore.
[01:19:03] Speaker D: Il n'y a pas de soucis.
À Présence Québec on s'inspire beaucoup des zones bleues. Les zones bleues à travers le monde, c'est des endroits qui sont scientifiques, on a examiné dans les dernières années. C'est les endroits où il y a le plus de centenaires, puis où les gens non seulement vieillissent bien, Ils viennent en santé, ils sont heureux, ils sont bien entourés.
Puis une chose qui est fondamentale dans les zones bleues, ils ont trouvé que d'avoir des connexions humaines, donc d'avoir des gens autour de nous, ça nous donne 15 ans de plus d'espérance de vie.
Moi, je ramène toujours à l'intergénérationnel parce que pour moi, les besoins des personnes à plus faible revenu ou des étudiants, ça vient un peu avec les besoins aussi des personnes aînées qui veulent accompagner, qui ont besoin d'aide aussi.
Et moi je pense que ça passe beaucoup par le changement de zonage comme j'ai mentionné. Alors je suis curieux, Parti libéral, est-ce que c'est quelque chose que vous aviez pensé fait favoriser la tâche générationnelle et le vivre ensemble?
[01:19:53] Speaker B: Bien, c'est sûr que si on parle de vieillissement, on a plusieurs mesures dans ce domaine-là. On n'a pas de clause spécifique dans notre programme sur l'intergénérationnel, pour être vraiment honnête.
Mais si je reviens à tes exemples, parce que je réfléchissais à ça, parce qu'à l'université, on a essayé ça, des programmes de mettre des étudiants dans des résidences pour s'asseoir en AG. D'ailleurs, c'était la vice-rectrice, Justine Fauché, qui le faisait. Mon enjeu, ce n'est pas que ce n'est pas intéressant, c'est parce que les besoins sont énormes en termes de quantité et on a rarement réussi à dépasser l'anecdote. L'anecdote dans le sens où chaque cas est vraiment super intéressant et c'est riche, mais c'est un petit nombre. Comment tu vois ça de dire qu'à grande échelle, on fait de l'intergénérationnel ou parce que si on veut que ce soit un projet de société, il faudrait que beaucoup de gens aient accès.
Pour moi, c'est quand même un peu intéressant, mais c'est quand même un peu mystérieux. Comment vous voyez ça, Présidence Québec, de donner cette opportunité-là à beaucoup plus de personnes que quelques-uns? Parce que si on le fait par l'exception, on n'atteindra pas nos grands objectifs comme ça.
[01:20:51] Speaker D: Oui, c'est quelque chose qui est à examiner, en effet, dans les prochaines années.
Je sais qu'entre autres, à Lenoxville, il y a un ancien couvent qui est en voie d'être rénové. Il va y avoir 80 chambres là-bas. Si on se mettait comme mandat de créer l'intergénérationnel là-bas, déjà, ça fait quand même une bonne quantité de personnes qui pourraient vivre là-bas. Le changement de zonage permet d'avoir des grandes terres agricoles, des grands terrains qui sont sous-utilisés et de mettre des gens qui sont intéressés à utiliser ces terres-là, qui sont intéressés à cohabiter ici. C'est sûr qu'on parle d'un grand chantier, on parle d'un chantier de plusieurs années, mais je reviens toujours à ça, il faut regarder à très long terme, il faut arrêter de regarder juste en dedans de quatre ans.
[01:21:29] Speaker B: Je ne peux pas être contre la vertu, mais j'ai vraiment l'enjeu de comment on arrive à gérer ces idées-là et de les passer à l'échelle. Une bonne idée, c'est une bonne idée, mais une idée qui reste juste embryonnaire, ce n'est pas suffisant comme programme social. Pour nous, il faut vraiment être capable. d'aller plus loin et d'offrir des opportunités intéressantes à un grand nombre de personnes, si pas tout le monde. En tout cas, c'est vraiment une préoccupation que j'ai. Mais c'est sûr que d'aller plus dans l'intergénérationnel, plus dans la proximité, c'est certainement des valeurs qui sont intéressantes. Mais comment on arrive à transposer ça à des coûts raisonnables, pour moi c'est vraiment un enjeu très important.
[01:22:03] Speaker A: Merci.
Donc on va vivre ensemble un déjà-vu.
La prochaine thématique, les fonds de recherche du Québec.
Donc, le Fonds de recherche du Québec est un organisme gouvernemental qui a pour mission de soutenir le développement de la recherche scientifique au Québec. Pour la communauté étudiante, le FRQ offre des bourses d'excellence académiques au cycle supérieur. Rassurez-vous, j'en ai jamais eu une.
Le Conseil est clair, ces bourses ne répondent plus aux besoins de la communauté étudiante. Le montant des bourses se situe sous le seuil de la pauvreté. À la maîtrise, le montant est de 20 000 et au doctorat, c'est de 25 000 $, alors que le seuil de la pauvreté à Sherbrooke est de 35 000 $. De plus en plus de personnes étudiantes soumettent des demandes. De plus en plus de dossiers d'excellence sont admissibles, mais le nombre de bourses reste le même.
Le taux d'octroi du dernier concours est d'environ 25 et il y a deux ans, le taux d'octroi était de 40 %. Donc, vous comprenez qu'en deux ans, c'est 15 de moins de personnes excellentes qui ont des bourses.
Et ces bourses sont de moins en moins compétitives puisque le fédéral a augmenté significativement les montants des bourses et le nombre de bourses d'excellence, ce qui rend les bourses du FRQ moins compétitives. Donc, les tours de parole pour la question sur le FRQ, Québec solidaire, le Parti libéral, Présidence Québec, le Parti communiste du Québec, la Coalition aménière Québec et le Parti québécois.
La question.
Qu'est-ce que votre parti propose pour soutenir la relève scientifique et améliorer le financement de la recherche au Québec? Madame Fachon, la parole est à vous.
[01:23:38] Speaker C: En fait, bien honnêtement, c'est le réinvestissement dans les universités. On n'a pas ciblé spécifiquement les différents types de recherche et les fonds de recherche.
L'important pour nous, c'est de sortir de la logique de la main d'oeuvre. On a vu la CAQ, ça a été beaucoup Pour nous l'important c'est de soutenir la recherche dans ce qui va vers l'avenir, où sont les besoins.
Parallèlement à ça, et je ne suis pas dans les volets universitaires spécifiquement, mais pour nous, on veut favoriser tout ce qui est filières d'avenir, énergie verte. Est-ce qu'il y a moyen de favoriser ça dans l'octroi des bourses?
À Sherbrooke, on est un milieu très compétitif. Il y a beaucoup d'avancements à ce niveau-là. Je pense qu'il y aurait moyen de favoriser ça.
[01:24:33] Speaker A: Merci, M. Cossette.
[01:24:35] Speaker B: Oui, donc c'est sûr que c'est un sujet extrêmement important.
On n'a pas dans notre plateforme, outre l'investissement en enseignement supérieur, spécifié ça. Il faut savoir que c'est encadré dans une enveloppe financière qui est étiquetée par la stratégie québécoise de recherche et d'innovation qui arrive à terme maintenant. Je dois reconnaître que la CAQ, malgré tout, a augmenté beaucoup le niveau des bourses parce qu'elles sont insuffisantes, mais elles étaient épouvantables parce qu'elles n'avaient pas été indexées depuis très longtemps. Mais là, il faut suivre parce qu'on a remis un nouveau seuil et elles ne sont plus indexées. Donc, c'est sûr que moi, comme député, si on m'accorde la confiance, je vais vouloir m'assurer que cette logique-là soit respectée, celle de monter le niveau des bourses. et qu'il y ait des niveaux qui deviennent comparables. Peut-être juste un petit peu en dessous des bourses fédérales, pas parce que je ne veux pas être aussi bon que le fédéral, c'est parce qu'on veut que nos étudiants et étudiantes, s'ils obtiennent des fédérales libèrent les bourses provinciales pour être réattribuées.
Et moi, je pense que c'est vraiment important qu'on ne se mêle pas comme politiciens des domaines. Il faut vraiment laisser les gens en société culture, santé et en nature technologie faire le travail, mais plus de bourses puis bien indexées.
[01:25:37] Speaker A: Merci. Présidence Québec, M. Garon.
[01:25:40] Speaker D: Oui, j'ai envie de parler de l'intelligence artificielle.
C'est sûr que ça fait peur ces temps-ci avec le centre de données à Sherbrooke. Je pense que, clairement, il faut un moratoire là-dessus. Mais ce que je veux dire, c'est qu'on devrait regarder à plus long terme encore. Donc, comment est-ce qu'on peut faire de l'intelligence artificielle un ami ici au Québec? Il y a beaucoup de campagnes de peur, mais je crois que c'est inévitable que l'intelligence artificielle va faire une grande partie de notre vie très bientôt. Alors, comment est-ce qu'on peut aller chercher plus d'argent à travers l'intelligence artificielle? Comment est-ce qu on peut former plus de gens à pouvoir s'y connaître en intelligence artificielle? Et comment est-ce qu'on peut l'utiliser à bon escient? Et je crois que si on arrive à bien apprivoiser l'intelligence artificielle, le financement va suivre aussi. On va attirer plus de chercheurs et on doit s'assurer que cet argent-là reste au Québec.
[01:26:22] Speaker A: Parti communiste, M. Boivin.
[01:26:25] Speaker F: Donc les FRQ, oui, financent des bourses d'études, mais financent aussi des projets de recherche comme tels, à travers des subventions aux chercheurs. Puis l'investissement qui se fait tant en recherche que dans l'économie en général, il y a une tendance très préoccupante, parce que ça en va de plus en plus dans la soi-disant défense, donc lire ici l'armement, le militaire, la destruction.
Puis c'est incroyablement préoccupant, tant pour la paix à l'international que pour nos développements économiques ici. Si on a 1 million investis dans le secteur militaire, en recherche ou directement dans l'économie, c'est 5 emplois directs. Dans l'infrastructure, c'est 8. En santé, c'est 9. Puis en éducation, c'est 13. Puis tout ça, sans compter le fait que le militaire ne produit presque aucun emploi induit. C'est comme la dernière fois que vous avez vu un tank faire le plein. au coin de Galles-Bellevédère. Moi, je n'ai jamais vu ça. Maintenant, l'investissement en recherche, ça doit se faire pour l'avancement général de l'humanité. C'est ça à quoi sert la recherche et c'est ça à quoi sert l'éducation supérieure.
[01:27:24] Speaker A: Merci.
Monsieur Rousseau.
[01:27:26] Speaker G: Oui, bien, moi, j'ai eu la chance d'avoir une bourse du Fonds québécois de recherche, Société culture, ça s'appelait à l'époque, pour mon doctorat, puis j'ai aussi eu des étudiants au doctorat qui ont eu des bourses du Fonds, mais parfois davantage du fédéral, parce que, donc, ça, c'est l'autre enjeu, c'est que quand le Québec Ça n'augmente pas suffisamment les fonds de recherche, mais forcément, le fédéral occupe plus de place et ça, comme autonomiste, ce n'est pas vu nécessairement d'un bon oeil. Donc, il faut que le Québec prenne sa place. J'ai une forte sensibilité pour ça.
Moi, je suis un peu comme d'autres mentionnaient, on n'a pas un engagement hyper précis là-dessus, mais on a un engagement très solide sur le financement de l'enseignement supérieur. Déjà, ça a beaucoup augmenté depuis 2018.
37 %, alors que dans les huit années avant, on était plus autour de 17 %. Donc, forte augmentation. Là, dans le dernier budget, 3,7 %. Ça a été très bien accueilli par le milieu universitaire. Puis là, on veut passer à 4 d'augmentation par année pour l'enseignement supérieur. Puis moi, je vais m'assurer que dans ce 4 %-là, il y a ce qu'il faut dans les fonds québécois de recherche.
[01:28:20] Speaker A: Merci, M. Paletta.
[01:28:23] Speaker E: Oui, j'essaie de calculer rapidement quand est-ce qu'on va rejoindre les niveaux fédéraux avec ces pourcentages-là.
Bon, c'est sûr que le Fonds de recherche du Québec, je pense que s'il y en a un parti auquel il tient, ça va être le Parti québécois, parce qu'on ne veut pas que le fédéral puisse venir s'ingérer dans nos décisions au niveau de la recherche, qu'il y ait des conditions cachées, que les contrats fassent 20 pages, assure-toi de ne pas dire le mot «souveraineté» dans ton projet de recherche.
[01:28:50] Speaker G: Il y a plus de chances, c'est en anglais, avec les projets fédéraux.
[01:28:53] Speaker A: Je vous invite à respecter les tours de parole.
[01:28:58] Speaker E: Mais je n'étais pas en train d'attaquer qu'est-ce que la CAQ a fait de l'analyse à ce niveau-là.
Donc, c'est sûr qu'on a un rattrapage à faire parce que ce n'est pas normal que des étudiants doivent constamment se dire, ah bon, bien j'ai eu deux acceptations, une du FRQ puis une du projet au fédéral, puis ils se disent, je voudrais vraiment participer aux efforts vraiment québécois de recherche, mais câline, le chèque est trop gros de l'autre côté, la tentation est bien sûr normale.
[01:29:22] Speaker A: Merci. On passe au premier face-à-face. Donc, Parti libéral, Coalition Amners-Québec. M. Cossette, la parole est à vous.
[01:29:30] Speaker B: Vous vous parlez d'augmenter les bourses. Le FRQ, ceci dit, les bourses viennent plutôt via le ministère de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie maintenant. Mais comment on peut s'assurer que la recherche et l'innovation, c'est quoi ta vision là-dessus, vont être protégées dans la stratégie industrielle parce qu'il y a eu beaucoup d'argent mis dans les industries et peut-être moins dans la recherche et l''innovation? Je serais quand même curieux de voir c'est quoi ta perception de ça.
[01:29:54] Speaker G: Moi, je trouve que là-dessus, le gouvernement a vraiment livré en matière de s'assurer qu'on investisse dans les universités pour que ce soit des moteurs de développement économique. Le Quantic à Sherbrooke, je pense, est un super bon exemple de ça. J'ai une citation, puis je t'invite à deviner qui a dit ça au sujet des investissements du gouvernement de la coalition dans le Quantic à Sherbrooke. Quelqu'un a déclaré «Est-ce qu'on aura une Silicon Valley en estrie?» C'est sûr que c'est ça la dynamique. Je te laisse deviner qui a dit ça.
C'est un ancien recteur de l'université. Donc, c'est Pierre Cossette qui a déclaré ça.
[01:30:23] Speaker B: Alors, vous l'aurez compris.
[01:30:23] Speaker G: On va être d'accord là-dessus. Je pense que le gouvernement a vraiment livré pour le quantique à Sherbrooke. C'est un exemple parmi d'autres. Juste pour vous dire, à peu près 150 millions d'investissement du gouvernement du Québec, mais 500 millions au total parce que le fédéral, le privé ont embarqué. Ça a été salué, je pense, je sais, par toi à l'époque. Je pense qu'il faut continuer là-dedans, s'assurer que quand on investit, Ça va être plus facile après ça à vendre aux contribuables, à dire au monde, on peut investir dans les universités et ça va faire du développement économique parce que là,
[01:30:51] Speaker B: on a des diplômés qu'on peut retenir à Sherbrooke.
Oui, il y a eu des investissements structurants, mais qui sont très très difficiles à renouveler. On a eu une première, puis après ça, effectivement, je te le confirme, le gouvernement fédéral a mis de l'argent dedans parce que c'est de plus en plus difficile d'avoir de l'argent du gouvernement provincial. C'est un dossier que je connais particulièrement bien, puis j'ai travaillé là-dessus beaucoup. Ceci dit, bon, si la recherche est libre et qu'elle est générée par les pairs, je n'ai pas de misère. Moi, l'argent d'où il vient, si les chercheurs sont en train de faire de la recherche évaluée par les pairs je n'ai pas de misère avec ça, mais je veux juste nous sensibiliser qu'avec les très grands octrois économiques, les retombées pour les grandes entreprises, je n'y renommerai pas ici parce que ce n'est pas ta décision personnelle, mais quand je regarde l'argent, qu'est-ce qu'on aurait pu faire de plus avec plus de bourses, plus d'étudiants dans l'innovation vraiment qui serait partie Le 150
[01:31:38] Speaker G: millions dans le quantique en Sherbrooke, c'est un bon investissement ou pas? Parce que ça a rapporté 500 au total.
[01:31:42] Speaker B: Je parle du Québec au complet et des fonds... Moi, je te parle de Sherbrooke.
[01:31:47] Speaker G: On est à Sherbrooke.
[01:31:47] Speaker B: Pourquoi le 150 millions? On a noté l'FRQ d'une quantité d'argent qui n'est pas indexée et qui n'est pas indexable. Donc là, on est vraiment embêtés. Il faut vraiment que nos bourses suivent et aillent monter beaucoup plus que ce qu'elles ont maintenant. Puis oui, je veux juste être clair, je suis très content qu'il y ait eu de l'argent dans le quantique à Sherbrooke, Mais là, c'est de répliquer ce modèle-là ailleurs, puis d'en faire plus, puis que ça marche, puis que la recherche et l'innovation marchent davantage au Québec en lien avec le milieu universitaire.
[01:32:10] Speaker G: Mais c'est d'autant plus important, le quantique, parce que c'est un projet qui fait du gros développement économique. Donc, après ça, il y a des gens qui ont des jobs payants, qui payent des taxes et impôts. Puis après ça, on peut financer des projets de recherche fondamentales qui ne vont pas nécessairement rapporter à court terme. C'est pour ça que c'est important d'investir pour le développement économique via nos universités. Puis après ça on finance d'autres choses que du développement économique à court terme.
[01:32:27] Speaker A: Merci, M. Cossette. Une phrase de fin, rapide, rapide.
[01:32:31] Speaker B: Non, c'est correct.
[01:32:31] Speaker A: Parfait.
On passe au deuxième face-à-face.
[01:32:35] Speaker B: Il m'a déjà cité, là, fait que je suis en bien temps.
[01:32:37] Speaker A: On passe au deuxième face-à-face, Présence Québec et le Parti communiste du Québec. Présence Québec, M. Garon, la parole est à vous.
[01:32:45] Speaker D: J'aime beaucoup ce que tu mentionnais, Guillaume. C'est ça, qu'à court terme, on met beaucoup d'argent pour qu'à long terme, il se passe quelque chose. Puis c'est un peu pour ça que je parlais tantôt d'intelligence artificielle. Il faut déjà regarder comment on peut créer de la richesse avec ça. Je sais que le taux de chômage de 15-24 ans est de 12,9 à peu près. 55 ans et plus, 5,1 %. Est-ce qu'il y aurait moyen de former plus de jeunes en intelligence artificielle pour qu'ils aient un emploi assuré dans les prochaines années et qu'à l'inverse, peut-être les 55 ans et plus mais qu'on leur dise tranquillement, regardez, on va vous donner un peu plus d'argent, Restez à la maison, occupez-vous de vos petits-enfants, jardinez. Mais ce que je veux dire par là, c'est que les jeunes veulent travailler, puis on a une niche ici avec l'intelligence artificielle, avec une électricité qu'on produit nous-mêmes, et on pourrait se mettre à l'avant-plan dans le monde avec ça. Je ne sais pas ce que tu en penses, Léo.
[01:33:37] Speaker F: Je veux dire, moi, je trouve curieux comment les autres candidats parlent de la recherche et de son rôle. Déjà, moi, je me sens un peu visé. Je fais de la recherche un peu fondamentale, qui sert un peu à rien, puis qui n'est pas immédiatement applicable pour les entreprises. Donc, c'est de se demander, ça sert à quoi, la recherche? Est-ce que le réseau universitaire, est-ce que le public, c'est du monde qui doit dépenser, financer de la recherche, qui va ensuite être privatisé et faire des profits pour les actionnaires? Est-ce que c'est ça le rôle de l'État? Est-ce que le rôle de l''État, c'est de garantir une marge de profit pour les grandes entreprises en sous-traitant le R&D au secteur public? Donc, moi, c'est vraiment une inquiétude que j'ai là-dessus.
Puis, de ton côté, Pierre-Luc, c'est quoi le rôle que tu entrevois pour la recherche pour le Québec?
[01:34:29] Speaker D: C'est ce que je veux dire par rapport à l'intelligence artificielle, c'est qu'on dit que ça va remplacer des emplois à terme.
Donc, est-ce qu'on peut justement prendre ces emplois-là et s'assurer que les personnes aînées qui ont déjà beaucoup donné dans leur vie, bien, eux, puissent se reposer. Puis pendant ce temps-là, bien, les personnes qui sont jeunes, qui ont des connaissances en intelligence artificielle, qui ont l'intelligence pour faire la recherche, qu'on bénéficie de cette recherche-là et que l'argent soit redistribué au Québec pour les citoyens. C'est bien important. Je pense qu'on peut s'entendre là-dessus.
[01:34:57] Speaker F: Je veux souligner quand même le rôle de la recherche et le rôle du Quantic qui est tant loué.
L'Institut Quantic a eu ou a un partenariat avec Lockheed Martin. Ça illustre quand même assez fondamentalement quel rôle on veut donner à la recherche. La recherche quantique et l'intelligence artificielle certainement ont un potentiel de retomber quand même assez important sur l'humanité. Mais en ce moment, elle est utilisée directement dans l'armement, directement dans la défense. Ce n'est pas vrai qu'en dépensant pour apaiser les États-Unis, les États-Unis vont nous protéger des États-Unis. Ce serait mieux de prendre sa vessie pour une lanterne quand même.
[01:35:35] Speaker A: Merci beaucoup.
Un petit rappel que la question porte sur la relève scientifique. Le dernier face-à-face oppose le Parti québécois et Québec solidaire. M. Palota, la parole est à vous.
[01:35:47] Speaker E: Oui.
Donc, est-ce qu'on a des montants dans le programme de Québec solidaire au niveau de rattrapage dans les programmes de financement? Puis, je vous pose la question parce que je n'ai pas dans mes notes.
[01:35:57] Speaker C: Non, ce que je disais tout à l'heure, c'est que je n'ai pas rien spécifiquement chiffré. Je ne suis pas capable de vous le dire. C'est vraiment investissement général dans l'université.
[01:36:07] Speaker E: Donc, présentement, c'est juste déjà prévu dans l'enveloppe globale?
[01:36:10] Speaker C: Oui.
[01:36:10] Speaker E: Je te donne une question.
[01:36:13] Speaker C: En 2013, le gouvernement péquiste a coupé 10 millions de dollars dans la défunte FRQS. Est-ce que vous vous engagez à maintenir et à bonifier le financement du FRQ actuel, malgré les coupures envisagées par votre parti avec la restriction budgétaire de l'État?
[01:36:29] Speaker E: Effectivement, il y a eu des décisions difficiles à faire dans ces années-là qui n'ont pas toutes été les meilleures possibles finalement dans une analyse post-op, donc plus tard.
Bien sûr, nous, on voit le FRQ comme étant un outil essentiel. On va définitivement le renforcer. Les chiffres exacts sont encore à déterminer étant donné qu'on a vraiment encore une fois des finances publiques dans un état lamentable. On voit que l'université a, on l'a dit tantôt, les trois missions fondamentales. Donc oui, d'éduquer, de former les jeunes qui vont travailler, puis continuer dans la recherche fondamentale aussi, bien sûr.
Il y a aussi l'aspect d'aller s'engager dans la communauté, mais la création de connaissances, c'est au centre de tout ça. C'est vraiment là qu'on veut travailler.
[01:37:15] Speaker C: J'ai une autre question, parce que dans le fond la question spécifique c'est sur la relève scientifique et il y a beaucoup d'étudiants internationaux qui viennent d'ailleurs, qui sont dans la population immigrante temporaire pour faire la recherche. J'en ai d'ailleurs rencontré un tout récemment qui a une bourse mais qui n'a toujours pas son papier parce que c'est un parcours du combattant réussir à avoir tous les permis d'études ici et de travail. Donc, comment vous prévoyez gérer ça au Parti québécois? Est-ce que vous allez diminuer le nombre d'étudiants internationaux pour récupérer des bourses? Comment vous allez assurer qu'il y ait une relève scientifique?
[01:37:54] Speaker E: On a déjà une cible qui a été établie à 50 000. Il y a à peu près 45 000 étudiants internationaux au Québec, donc on est encore en masse de jeu. Je ne vois pas pourquoi on couperait une des plus grandes richesses qu'on a sur le territoire. L'idée, c'est de trouver comment on fait pour faciliter le processus, pour qu'une fois qu'un étudiant a traversé son parcours universitaire et qu'il décide de s'établir au Québec, bien, c'est sûr qu'on veut le garder. Donc, il faut trouver le moyen que ce processus-là soit streamliné, facilité.
Il y a vraiment une lourdeur administrative présentement, puis une des plus grosses lourdeurs vient du dédoublement entre les processus d'immigration fédéral, provincial, qu'on ne sait toujours pas. Des fois, il y a des flous. Il faut travailler là-dessus.
[01:38:32] Speaker C: Donc vous vous engagez à ne pas faire sentir aux étudiants internationaux qu'ils sont de trop ici?
[01:38:37] Speaker E: Bien certain, on a encore en masse de place.
[01:38:39] Speaker C: Super, je suis contente de l'entendre.
[01:38:42] Speaker A: Merci beaucoup. On passe à la prochaine question, la communauté étudiante internationale.
Depuis quelques années, la communauté étudiante internationale vit de plus en plus de précarité. Elle est le fruit de décisions purement politiques. On parle de déréglementation des frais de scolarité, on parle de hausse des frais de scolarité, installation des quotas aux universités, fermeture du PEC et sa couverture, etc.
Quand j'étais à l'université, on parlait de commodification des personnes étudiantes étrangères, donc ils sont maintenant des commodités.
Les associations étudiantes constatent que les personnes étudiantes internationales ont un apport positif pour la société québécoise, principalement en recherche où elles contribuent à l'avancement de la science.
À l'UdeS, il y a des laboratoires qui reposent en grande majorité sur l'apport des personnes étudiantes internationales, principalement en science, en génie, en quantique et en médecine.
De plus, on voit partout au Québec que le nombre de personnes étudiantes diminue à cause des diverses politiques instaurées par l'ancien gouvernement. À l'UDeS, c'est une diminution de 25 de personnes étudiantes internationales.
Donc, vous avez un tour de parole. Il y a deux questions.
Les tours de parole, ce sera Présence Québec, la Coalition Amnères-Québec, le Parti communiste du Québec, le Parti libéral du Québec, Québec solidaire et le Parti québécois. Donc, la première question, c'est celle de la FIRST.
Quelles mesures votre parti propose-t-il pour améliorer les conditions de vie et d'études des personnes étudiantes internationales au Québec, notamment en matière d'accessibilité financière et d'accès aux services? Monsieur Garon, la parole est à vous.
[01:40:12] Speaker D: Oui, mais on parlait de financement des universités tantôt, on parlait de vieillissement de la population.
En 2050, on dit que le quart de la population mondiale va être en Afrique.
Il y a beaucoup de ces gens-là qui vont vouloir étudier, il y a beaucoup de ces gens-là qui se retrouvent en zone urbaine, donc ils veulent sortir de leur cocon, ils veulent étudier. On doit mettre le Québec sur la map, comme on dit, pour aller chercher ces gens-là. Il y en a beaucoup qui parlent français en plus, ce qui est un beau bonus.
Et pour moi, c'est une très, très belle richesse, l'immigration.
J'ai fait du bénévolat durant le ramadan à l'Université de Sherbrooke, justement. J'ai aidé les rassemblements à chaque soir. Donc, j'allais chercher de la nourriture dans les familles, je les ramenais ici à l'université et j'ai aidé à servir les repas. Et pour moi, le niveau de richesse dans les conversations, dans les partages de ce qu'on a vécu, j'ai trouvé ça fabuleux.
Et une des manières d'améliorer, justement, l'accessibilité et d'amélioré l'intégration de ces gens-là, c'est justement de faire plus d'interculturel.
[01:41:06] Speaker A: Merci. Je vais juste rappeler la question.
Quelles mesures votre parti propose-t-il pour améliorer les conditions de vie des étudiantes et étudiants internationaux au Québec?
La parole est à la Coalition Avenir Québec.
[01:41:20] Speaker G: Oui, donc c'est un enjeu extrêmement important moi en tant que directeur de programme à l'Université de Sherbrooke. J'ai beaucoup fait de recrutement à l'étranger, particulièrement en France. Donc c'est clairement quelque chose qui est super important, surtout pour l'Université de Sherbrooke, encore plus dans certains cas que les autres universités, parce qu'on n'a pas un gros marché. L'Estrie n'a pas une immense population, donc il faut aller chercher nos étudiants ailleurs. Donc, l'international, c'est important pour ça. Maintenant, le défi qu'il y avait il y a quelques années, c'est que les universités en acceptaient presque autant qu'elles voulaient. Puis là, c'était difficile de planifier en conséquence, par exemple, le logement. Parce qu'on ne savait pas exactement comment les universités en accepteraient. Bon, ça passait par le CAQ, mais c'était quand même les universités par leur admission qui étaient très influentes. Donc là, on a décidé de plafonner ça.
Mais à un niveau assez élevé, de sorte que les universités n'atteignent pas ce niveau-là. Donc, il y a encore de la marge. Puis l'Université de Sherbrooke, par exemple, peut encore attirer des étudiants internationaux. Moi, je l'ai fait dans mon programme. Malgré les plafonds, j'ai attiré autant d'étudiants que je voulais. Puis sinon, il faut maintenir des frais de scolarité relativement bas. Il faut aussi faire attention aux frais afférents. Ça, des fois, quand on va recruter à l'étranger, on ne dit pas aux étudiants qu'il y a des frais afférents imposés par les universités. Donc, ça, ça relève des universités, pas directement du gouvernement.
[01:42:24] Speaker A: Merci, M. Boivin du Parti communiste du Québec.
[01:42:27] Speaker F: Dans les conditions de vie et les conditions d'études des personnes étudiantes internationales, pour nous, il n'y a pas de distinction à faire entre une personne qui vient d'un autre pays et une personne qui est ici. Ce sont des humains, ils ont les mêmes droits, le droit à l'éducation, le droit au logement, etc. Maintenant, moi je veux aussi souligner l'élément de la contrainte. Ils sont, pour la plupart au Québec, par contrainte parce que les conditions dans leur pays d'origine sont tout simplement invivables. Il faut se demander pourquoi, puis ça c'est le résultat de siècles de colonialisme, d'extractivisme et d'impérialisme dans ces pays-là. Et le rôle du Québec doit être révisé pour résoudre à la source ce genre d'enjeux-là. Le Québec doit être un acteur de paix parce que, comme le scientifique Frédéric Joliot-Curie, chimiste, physicien et cofondateur du Conseil mondial de la paix, le disait, la paix, c'est l'affaire de tous. Et la paix, la solidarité entre les peuples, c'est ça qui permet d'avancer les conditions de vie partout à travers le monde.
[01:43:26] Speaker A: Merci. Je rappelle la question. Quelles mesures votre parti propose-t-il pour améliorer les conditions de vie et d'études des étudiantes et étudiants internationaux au Québec?
Monsieur Cossette, la parole est à vous.
[01:43:39] Speaker B: Oui, c'était un drame, la situation des étudiants internationaux dans les dernières années, et on a baissé plus que 25% si on se regarde depuis le pic, puis nos demandes d'admission ont baissé de plus de 60%. Puis, effectivement, le quota ne sert plus à rien parce qu'on a tellement détruit la réputation internationale du Québec que les étudiants ont beaucoup de peine à les recruter maintenant.
Donc, c'est vraiment important.
Et dans les... puis c'est pas juste à l'Université de Sherbrooke, dans les domaines que tu as mentionnés, là, que la plus... Ces gens-là ne prennent pas la place des Québécoises et des Québécois. Ils se rajoutent. Il n'y a pas assez de Québécoises et Québécois qui font des études. Puis au niveau du logement, je suis désolé, mais il y a le même nombre pendant la crise du logement. Il y avait le même nombre à peu près à 1 ou 2 près d'étudiants dans tout le réseau québécois parce que l'arrivée des internationaux a juste compensé pour les nationaux qui n'étaient pas là. Donc, pour nous, c'est la prévisibilité parce que si les gens savent qu'en déboursant tant, ils ont accès à une voie qui s'appelait le programme d'expérience québécoise, That's a deal. Puis quand tu brises le deal, c'est là qu'est le problème.
[01:44:38] Speaker A: Merci. Madame Vachon.
[01:44:41] Speaker D: Oui.
[01:44:41] Speaker C: Nous, on veut vraiment changer le discours ambiant, là, qu'on remet l'humain au cœur de l'immigration. La communauté étudiante des étudiants internationaux, souvent, là, ils ont été recrutés à l'extérieur. On est allé les chercher. On leur a dit, venez ici, vous allez pouvoir avoir une bourse, vous allez pouvoir étudier. Puis quand ils sont arrivés ici, là, Le discours a complètement changé, puis c'est, ben, vous êtes de trop, puis vous nous coûtez pas mal cher, t'sais. Alors que ces personnes-là doivent avoir un montant faramineux, là, c'est 24 617 dans leur compte en banque, là, pour prouver qu'ils vont être autosuffisants quand ils vont être rendus ici. Donc, on leur en demande beaucoup, puis en plus, c'est difficile de réussir à avoir juste un permis pour travailler. Donc, pour nous, là, ça va être de simplifier le processus migratoire au grand complet. On veut vraiment diminuer les exigences pour réussir à avoir ton statut ici et on veut aussi un PEC régionalisé. Je vais vous l'expliquer tantôt, je n'ai plus de temps.
[01:45:39] Speaker A: Merci M. Paletta.
[01:45:42] Speaker E: Effectivement, la mesure, juste pour être sûr, c'est-tu le renversement du capital?
[01:45:49] Speaker F: On n'a pas de mesures, on occupe la lutte.
[01:45:51] Speaker E: Il y a vraiment eu un laissé-aller dans notre capacité à tenir parole au Québec. Donc quand on fait une promesse à quelqu'un, on est censé la tenir, comme Pierre l'a mentionné. d'avoir ouvert, fermé le PEC, d'avoir oublié de mentionner des changements de règles au niveau des calculs de combien ça prend pour les subsistances. C'est une absurdité.
On n'est pas comme ça au Québec. Quand on fait une promesse, on la tient. Je parlais l'autre jour avec la gang d'action interculturelle qui me racontait l'histoire d'une étudiante qui, à un moment donné, reçoit une lettre qui lui dit «En passant, tu n'es plus éligible. Ce n'est pas grave si tu es rendu à la fin de la session, mais c'est parce que les règles de calcul de combien il est supposé avoir dans son compte en banque avaient changé sans qu'elle le sache.» C'est absurde. Il y a vraiment un manque d'efficacité.
[01:46:43] Speaker A: Merci. On passe à la deuxième question, celle du Remdus.
Donc, considérant que les quotas instaurés par l'ancien gouvernement de la CAQ n'ont jamais été atteints et que les universités connaissent mieux leurs besoins, est-ce que votre parti est prêt à prendre l'engagement d'abolir les quotas afin de laisser les universités déterminer le nombre de personnes étudiantes? internationales qu'elles peuvent accueillir et exclure les personnes étudiantes internationales de la catégorie des résidents non permanents.
Donc, la parole revient à personne pour répondre. M. Garon de Présence Québec.
[01:47:14] Speaker D: Je le répète, dans un contexte de vieillissement de la population, c'est une vraie richesse et un privilège d'accueillir les étudiants internationaux ici. Donc, on doit tout faire pour qu'on puisse relever les quotas et on doit donner les moyens aux universités d'accueiller convenablement ces gens-là. Donc, ça passe par la construction de logements, peut-être de dortoirs, un investissement massif pour que ces gens-là puissent être logés à bas prix. Ça passe aussi par intégrer ces personnes-là immigrantes avec peut-être des familles locales et qu'il y ait aussi d'autres personnes de la main de la nationalité africaine qui puissent les accueillir ici, qui puissent leur parler dans leur langue et leur montrer un peu comment ça se passe au Québec pour bien les introduire. Mais l'idée, c'est non seulement de les recevoir, mais c'est aussi par la suite de bien évaluer leurs besoins, de les accompagner à travers leurs démarches d'intégration au Québec, tant d'un point de vue social que d'un point de vue de l'emploi.
[01:48:02] Speaker A: Merci. Donc la question porte sur les quotas et sur les catégories de résidents non permanents. M. Rousseau, la parole est à vous.
[01:48:11] Speaker G: Le système de quotas a été mis en place pour une raison. Il y avait une hausse très importante du nombre d'étudiants internationaux. Cela posait des problèmes en termes de prévisibilité des politiques publiques. On ne peut pas recevoir des gens sans avoir des politiques publiques qui assurent qu'on les reçoit dans des bonnes conditions. Il fallait qu'il y ait un partenariat entre le gouvernement et les universités pour mieux planifier cela. des quotas ont été mis en place et les universités ne les ont pas atteints. Donc, il y a de la place et elles peuvent faire. Moi, ce que j'ai fait dans mon programme, c'est qu'on est allé à l'étranger, on a continué à recruter. Il n'y a pas eu d'atteinte à la réputation du Québec qui nous empêche de recruter. Moi, je suis un recruteur d'étudiants internationaux, je vous le dis. Il y a moyen de recruter, mais après ça, il faut faire de la com, il faut l'expliquer, mais ça se fait très bien.
L'assouplissement qu'on a apporté au quota, par contre, ça a été de dire qu'on ne tiendra pas en compte les cas de renouvellement. Donc, dans le quota, On ne tient pas en compte les cas de permis renouvelés. Ça, c'est une demande du milieu, et le gouvernement a apporté cette souplesse-là.
[01:49:06] Speaker A: Merci. M. Boisvert, du Parti communiste du Québec.
[01:49:09] Speaker F: Je l'ai dit tantôt, en réponse à Gabriel Palata, on n'a pas de mesures, on n'est qu'à de la lutte au Parti communiste. Des quotas résoudent la quadrature du cercle. Qu'est-ce que vous voulez? C'est pas moi qui vais être à l'Assemblée nationale, probablement, c'est pas mon parti qui va former le gouvernement. Nous, tout ce qu'on a à offrir, à promettre, c'est la lutte et l'espoir. Donc, une lutte pour des services publics réellement publics, ça comprend l'instruction publique, puis une lutte pour une solution internationaliste à la question nationale ici au Québec. Donc, notre rôle à l'international, c'est pas de réparer une réputation en termes d'embauche d'étudiants, c'est de réparer une réputation d'un Québec qui ouvre un bureau de la honte à Tel Aviv, qu'il faut fermer au plus tôt, et qui ferme de surcroît un bureau à La Havane, alors que le peuple cubain fait face à une asphyxie sans précédent.
Donc, la solidarité avec les personnes et étudiantes internationales est sans signification s'il n'y a pas de solidarité internationale à travers le monde.
[01:50:10] Speaker A: Merci.
On passe maintenant au Parti libéral, M. Cossette.
[01:50:14] Speaker B: Oui, les quotas ne font pas tellement de sens, en fait, parce que nous, on cherche à attirer des gens dans des programmes qui ont des capacités.
Et on a vécu des difficultés dans le passé, mais je me suis, comme personnellement, je ne dirais pas le mot, mais avec M. Roberge et Mme Derry, c'est parce qu'il y a quelques établissements privés qui Si je suis sur une autoroute et que je me fais dépasser par des gens qui roulent à 160 et qui sont en état d'ébriété, je ne m'attends pas à ce que la police ferme la route, je m'attends à ce qu'arrêtent les gens qui ne respectent pas les règlements.
M. Macron, quand il a rencontré Mme Fréchette dans la visite, le premier sujet qu'il a parlé, c'est qu'est-ce qui arrive avec le Québec parce que vous nous renvoyez nos étudiants français. Il ne comprenait pas ce qui se passait. Les admissions ont baissé, les demandes de plus de 60 dans la plupart des universités francophones.
Donc, il faut vraiment refaire le travail. Il faut refaire un pectre qui ne s'appellera pas un pectre parce que la marque est brûlée, mais il faut redire aux étudiants internationaux qu'ils sont bienvenus.
[01:51:14] Speaker A: Merci. Québec solidaire, Mme Vachon.
[01:51:16] Speaker C: J'endorse totalement les paroles de mon collègue du Parti libéral. C'est un désastre, pour vrai, au niveau de la réputation.
Donc oui, pour nous, ça va être vraiment... En fait, je ne peux pas m'engager à plafonner, déplafonner. Je n'ai rien là-dessus. Mais nous, ce qu'on veut, c'est favoriser l'immigration permanente, mais garder, bien sûr, un volet temporaire pour les étudiants étrangers temporaires. Je pense qu'il faut faire confiance aux universités, justement, au niveau de la rétention, au niveau du droit d'admission. Nous, ce qu'on veut aussi, c'est avoir un PEC régionalisé, donc favoriser quand la personne vient s'installer en région, qu'elle parle français, qu'elle est bien installée, pouvoir avoir quelque chose de beaucoup plus rapide, un processus qui est facilité pour avoir son statut.
Tantôt, je n'ai pas eu le temps de le nommer, mais on veut aussi abolir la loi sur la laïcité parce que pour nous, c'est un non-sens d'aller chercher des gens à l'autre bout du monde et de leur dire, rendu ici, tu dois te dénaturer.
[01:52:14] Speaker A: La question des quotas, je la trouve
[01:52:19] Speaker E: intéressante et je dois avouer que moi non plus je n'ai rien par rapport à ça.
Comment ça peut être un problème si on n'est pas atteint, mais en même temps pourquoi on a ça? Au final, l'idée c'est qu'on doit financer la mission des universités en partie. qu'il faut qu'il y ait un financement en lien avec le nombre d'étudiants aussi pour pouvoir leur laisser la flexibilité et le pouvoir décisionnel de gérer leurs besoins en fonction de leurs besoins plutôt que des besoins d'une orientation qui est décidée à Québec.
Ce n'est pas pour rien qu'on veut prioriser l'accès à la résidence permanente pour les étudiants internationaux étant donné justement qu'ils viennent s'intégrer ici, ils traversent un programme. On doit récompenser ça.
Ils sont évités, on leur fait une promesse, on leur dit ça va être facile. Puis là, il y a plein d'étapes bureaucratiques justement, encore une fois, avec ces chicanes-là, provinciales, fédérales. Puis les dernières années, on va et vient dans les programmes. Donc, on doit tenir nos promesses, on doit faciliter le processus.
[01:53:15] Speaker A: Merci.
Donc, on passe maintenant aux face-à-face. Donc, le premier face-à-face, c'est le Parti québécois et le Parti libéral. Donc, M. Palota, la parole est à vous.
[01:53:26] Speaker E: Oui.
C'est quoi le problème avec les quotas?
[01:53:31] Speaker B: Le problème, c'est qu'ils sont inutiles. En fait, ça envoie un signal que les étudiants internationaux, c'est un problème.
Et pour nous, il faut revoir peut-être ce qui est éligible à être à ce qu'on va l'appeler encore le PEC, même si c'est peut-être plus un bon nom, mais parce qu'on a mis dans la tête toutes sortes de choses, un bac, une maîtrise, puis un doctorat, mais il y avait aussi des attestations d'études collégiales qui duraient quelques semaines, et puis on mettait tout ça dans la même catégorie, puis là, bien, C'est par là que sont arrivés un grand nombre des gens dans des collèges privés, privés en fait, même pas privés subventionnés.
[01:54:02] Speaker E: C'est arrivé à Sherbrooke d'ailleurs, l'école qui ferme, qui rouvre.
[01:54:06] Speaker B: Donc pour moi, l'enjeu, on n'a pas d'enjeu de quota en fait, c'est la capacité d'accueil qui est l'enjeux, puis la capacité d''accueil de nos laboratoires parce qu'on a parlé beaucoup d'obtenir des fonds de recherche, mais maintenant, plusieurs chercheurs dans leur jeu, ce n'est pas d'avoir des fonds, c'est d'avoir des étudiants pour travailler sur leurs projets de recherche.
Pour nous, c'est vraiment important. J'aimerais vraiment t'entendre, Gabriel, parce que j'imagine que tu vas nous différencier, mais les seuils d'immigration, ce que je comprends, c'est que vous allez sortir les étudiants des seuils d'immigration parce qu'à un moment donné, Il faut absolument qu'ils sortent. Je te fais une proposition parce que si on mêle tout ça ensemble, ça ne fonctionne pas. Je ne sais pas la position de ton parti là-dessus, mais j'aurais vraiment besoin de clarté.
[01:54:44] Speaker E: En fait, c'est la complexité du système le problème. À partir du moment où on se dit qu'on a accueilli un étudiant ici, il y a déjà un processus d'intégration d'enclencher. Il y a déjà des ressources de mise en œuvre. Donc, c'est un peu absurde de ne pas faciliter le processus pour ces personnes-là.
De l'enlever au nom du calcul, je dois avouer que je me perds un peu dans les catégories. À la fin, ça devient un peu complexe. Mais l'idée, c'est qu'il y a encore de la place dans le système universitaire pour accueillir plus d'étudiants. Comme je l'ai mentionné tantôt, nous, on a en tête une cible de 50 000 étudiants internationaux en même temps sur le territoire.
On en a à peu près 45 000.
Je ne vois pas le problème.
L'idée des quotas par université, c'est probablement une question de gestion qui a été décidée bien avant moi. Je n'étais pas là.
Est-ce que tu es capable de m'expliquer comment c'est réparti?
[01:55:33] Speaker B: Ils nous ont dit qu'ils mettraient un quota. On a dit de ne pas faire ça parce que c'est ingérable, parce que les étudiants aux études supérieures arrivent 12 mois par année.
C'est un énorme problème de gestion. C'est très difficile à organiser. Bon, à la fin, notre réputation était tellement abîmée que de toute façon, c'est presque impossible d'atteindre les quotas parce qu'on a de la misère à faire le recrutement qu'on faisait auparavant. Mais je reviens là-dessus parce que nos étudiants, étudiantes internationaux, la majorité ne veulent pas venir au Québec pour y rester. Il y en a à peu près 30 à 40 qui choisissent ça dans l'ancien programme. Mais pour nous, c'est vraiment important.
Je veux te sensibiliser à ça qu'au Parti québécois, on réalise que c'est une richesse, les étudiants internationaux qui viennent au Québec, incluant ceux qui retournent chez eux, puis c'est pour ça tu payes plus cher.
[01:56:14] Speaker E: que Je suis très d'accord. Parti québécois, on trouve que c'est une richesse, les étudiants internationaux. Puis je suis pas sûr de voir pourquoi tu t'opposais autant à l'idée d'avoir une partie de financement à la mission dans les universités si ça nous permet de mettre en place des services pour accueillir ces étudiants-là. Tu sais, à la fin, il faut qu'il y ait le plus de ressources possibles de disponibles pour chaque personne, pas juste le plus de personnes possibles, mais en même temps, on a encore de la place.
[01:56:36] Speaker A: Le prochain Merci. face-à-face, Coalition Avenir Québec et Québec solidaire. M. Rousseau, la parole est à vous.
[01:56:42] Speaker G: Oui, donc sur les étudiants internationaux, immigration temporaire, immigration permanente, je sais que vous avez sorti un chiffre sur l'immigration permanente, 70 000 par année. Je salue ça.
On n'est pas d'accord sur le chiffre, nous on est à 45, vous êtes à 70, mais au moins c'est clair et on peut débattre. Il y a des avantages et inconvénients aux différents chiffres, mais je trouve ça vraiment intéressant parce que du côté du Parti libéral, on n'a pas le chiffre, donc c'est vraiment difficile de savoir c'est quoi leur position. C'est pour ça que je salue la transparence de Québec solidaire sur ce point-là. Mais sinon, avez-vous aussi des chiffres comme côté immigration temporaire, côté étudiants internationaux? Gabriel disait tantôt que pour le Parti québécois, on voulait limiter à 50 000 pour les étudiants internationaux, si j'ai bien compris. Est-ce que vous avez un peu des chiffres comme ça du côté de Québec solidaire?
[01:57:26] Speaker C: Je ne suis pas en mesure de préciser les chiffres au niveau des étudiants internationaux.
Je pense qu'il y a vraiment eu une problématique d'ingérence gouvernementale avec la réforme des riz. Est-ce que le gouvernement de la CAQ est venu faire un peu ce qu'il a fait dans plusieurs domaines, c'est-à-dire faire une espèce de dérive autoritaire, de dire, bien, maintenant, ça va être le gouvernement qui va décider.
Et pour nous, en fait, là, je pense que ça limite la liberté des... l'autonomie des universités. Donc, moi, je vais pas m'avancer aujourd'hui sur un nombre de chiffres d'étudiants internationaux, mais je pense que ce serait intéressant de se pencher là-dessus avec les universités pour voir, bien, de quelle façon est-ce qu'on peut s'assurer, justement, que nos programmes de recherche vont vivre, qu'on va pouvoir aller chercher nos étudiants internationaux puis on va pouvoir leur donner les clés après pour qu'ils puissent s'installer ici de façon permanente.
[01:58:16] Speaker G: Je comprends la logique sur l'autonomie des universités. Il y a un peu la même logique qui est plaidée par certains qui disent que le nombre d'immigrants en région devrait être fixé essentiellement par les chambres de commerce puis les municipalités. C'est comme ça que je comprends la position du Parti libéral. Est-ce qu'à Québec solidaire, vous voyez ça comme ça?
C'est ce que nous dit votre chef.
[01:58:37] Speaker B: Une région, ce n'est pas juste une chambre de commerce.
[01:58:41] Speaker G: C'est quoi les régions si ce ne sont pas les municipalités?
[01:58:43] Speaker C: Est-ce que vous êtes d'accord
[01:58:52] Speaker G: avec cette logique de dire que le nombre d'immigrants par région doit être fixé par les chambres de commerce et les élus municipaux, ce qui est mon interprétation de la position du Parti libéral?
[01:58:59] Speaker C: Je pense que dans les catastrophes d'action de la CAQ, de fermeture du PEC, ça a été d'une voix commune dans les régions. Autant les municipalités, autant les entreprises, autant nos services publics. Tout le monde a décrié cette fichue fermeture du PEC.
[01:59:15] Speaker G: Pas toutes les chercheurs, des chercheurs qui pensent que c'est fondé.
[01:59:18] Speaker C: La plupart des informations que j'ai, c'est que ça a été une catastrophe et que ça a beaucoup nuit à notre réputation et c'est dans les régions où est-ce qu'on a dit ben non, nous on les aime, nos personnes immigrantes font partie de la communauté et il y a eu un resserrement à ce niveau-là. Je ne serais pas prête à catégoriser que c'est les entreprises qui vont déterminer le nombre. Je veux qu'on puisse faciliter la vie, l'intégration de ces personnes-là et leur donner le temps de bien s'intégrer.
[01:59:43] Speaker A: Merci.
Madame Vachon, voulez-vous reprendre le 15 secondes?
[01:59:47] Speaker C: Non, c'est correct.
[01:59:48] Speaker A: Parfait. On a un dernier face-à-face. Présence Québec et le Parti communiste. M. Garon, la parole est à vous.
[01:59:55] Speaker D: J'ai bien aimé ce que Stéphanie a mentionné tantôt, de ramener l'humain au cœur de nos décisions. Ça revient toujours à ça, l'humain. J'ai l'impression qu'on parle beaucoup de chiffres.
Mais en bout de ligne, ça revient toujours à lui-même.
Puis c'est à répéter que présence Québec, on n'en a pas de programme. On n'a pas toutes les réponses. On n'en a pas de chiffres. Moi, ce que je propose depuis tantôt, ce sont des pistes de solutions à explorer dans les prochaines années et sans plus. Mais pour moi, juste l'idée d'amener les discussions ailleurs sur d'autres terrains, c'est extrêmement gratifiant. Je trouve ça très intéressant. J'ai hâte de continuer ces exercices-là dans les prochaines années. Pour conclure avec Léo, j'ai beaucoup aimé aussi quand tu mentionnais tantôt que les étudiants internationaux ont les mêmes droits que nous, effectivement, ont droit aux mêmes choses que nous. J'aimerais savoir, est-ce que tu as des idées de mesures à mettre en place pour favoriser leur intégration ici?
[02:00:39] Speaker F: Je veux dire, moi mes mesures c'est la lutte, je pense que j'ai été assez clair là-dessus.
Je veux dire, en ce moment, les grands partis réactionnaires, la CAQ, le PQ, les conservateurs, nommément, pointent les immigrants comme un bouc émissaire de tous les maux. C'est eux autres qui causent la crise du logement. C'est eux autres qui causent le fait que nos services publics sont en dilapidation. Il n'y a nul autre coupable à pointer du doigt, en fait, que le pouvoir des grandes entreprises. Puis c'est cette lutte-là, ici, qu'au Parti communiste, on veut prendre.
avant, pendant, mais surtout après les élections.
Puis de résoudre, en fait, cette fausse division au sein des personnes qui travaillent pour assurer leur subsistance, c'est une façon, et c'est une façon essentielle que de réunir le rapport de force requis pour un changement. Maintenant, moi, je veux aussi savoir à propos de toi et de ton parti, c'est quoi le rôle que vous inscrivez aux personnes étudiantes internationales Moi, ce que j'entends en ce moment des contributions, c'est qu'ils sont là essentiellement pour pallier un manque à gagner, que ce soit financier ou organisationnel dans les universités.
Puis l'immigration aussi est perçue comme étant du monde qu'on fait venir pour faire du travail agricole une fois de temps en temps à des salaires vraiment merdiques.
Pardonnez-moi l'expression.
Pour toi, est-ce que les personnes immigrantes, c'est des personnes desquelles on se sert, ou est-ce que c'est des personnes... Est-ce que les personnes sont là pour nous donner quelque chose, nous donner une expérience, nous donner de la plus-value, ou en fait donner ça aux entreprises? Moi, je serais curieux de savoir de votre côté c'est quoi que vous entendez.
[02:02:25] Speaker D: C'est une bonne question, Léo, parce que j'avais mentionné tantôt pour pallier au financement des universités, puis c'est vrai, j'avais parlé de ça, mais en fait, la vraie richesse, c'est vraiment l'aspect social, l'aspect humain qu'on va chercher au contact de ces personnes-là. Moi-même, la mère de ma fille est colombienne, ma fille est née en Colombie aussi, alors je suis très sensible à ça, à une migration, mais une migration qui est bien faite, comme je disais tantôt. Pas juste des invités, mais de les accueillir, de leur ouvrir les bras et de leur montrer la richesse qu'on a au Québec aussi.
[02:02:52] Speaker A: Merci.
Donc, on part sur la dernière thématique, la thématique numéro 6, environnement et lutte au changement climatique.
Donc, réchauffement climatique, augmentation des phénomènes météorologiques violents, saccage de l'environnement, anxiété climatique, diminution des cibles de GES.
Bref, la lutte au changement climatique est l'enjeu du siècle auquel toute la société doit s'attarder avant de dépasser le point de non-retour. Selon le programme des Nations unies pour l'environnement, le monde est en voie de dépasser le seuil critique d'augmentation de 1,5 degré de réchauffement climatique au cours des prochaines années, exposant le monde à des risques et impacts climatiques de plus en plus intenses. Il demeure possible de faire redescendre les températures et d'atteindre les objectifs mondiaux fixés par l'accord de Paris.
Il y a deux questions et les tours de parole, ça va être Québec solidaire, le Parti communiste du Québec, le Parti libéral du Québec, Présence Québec, le Partis québécois et la coalition Avenir Québec.
Donc la première question, c'est celle de la FIRST.
Quelles mesures votre parti propose pour accélérer la transition écologique et réduire les GES au Québec? La parole est à Madame Vachon.
[02:04:03] Speaker C: Ça va me prendre plus qu'une minute. J'ai un cahier ici de 22 pages de propositions. À Québec solidaire, on est le parti qui prend le plus au sérieux la lutte au changement climatique et on veut prendre des moyens drastiques pour la transition écologique. Pour nous, premièrement, on veut s'attaquer au niveau du transport collectif, donc électrifier les transports, investir et s'assurer qu'on enlève le plus possible de voitures, le goût de prendre la voiture parce que le transport collectif va être rendu beaucoup plus efficace. On veut favoriser les énergies vertes aussi, qu'on puisse se débarrasser éventuellement du pétrole. On est beaucoup trop dépendant au pétrole. On veut reprendre le contrôle de l'énergie aussi. De notre énergie au Québec, c'est une de nos grandes ressources.
On veut responsabiliser les grands pollueurs aussi. Il y a trop d'entreprises qui polluent et qui se dédouanent. On veut soutenir l'économie circulaire, comme par exemple Polytech qui est une excellente entreprise. Il y a plein d'affaires qui peuvent être faites.
On veut aussi...
[02:05:00] Speaker D: En conclusion?
[02:05:02] Speaker C: adopter un véritable plan de gestion intégré des ressources énergétiques.
[02:05:07] Speaker A: Malheureusement, vous n'aviez qu'une minute. Donc, le Parti communiste du Québec.
[02:05:11] Speaker F: À la mesure, c'est la lutte pour une économie planifiée qui répond aux besoins des travailleuses et travailleurs. L'économie désordonnée du marché, on le voit depuis très longtemps, qu'elle est absolument incapable et insouciante, en fait, de préserver l'environnement et de pourvoir, en fait, aux besoins des masses laborieuses, qui inclut un environnement de qualité. Maintenant, une économie planifiée sous contrôle public et démocratique, permettrait non seulement d'assurer des emplois de qualité, mais des emplois de qualité dans des secteurs de production qui produisent les produits, les biens et services desquels on a besoin, tout ceci dans le respect de l'environnement. Maintenant, je veux dire, c'est très bien d'adopter telle ou telle ou telles mesures, mais tant et aussi longtemps qu'on laisse ça au désordre du marché et qu'on laisse le capital gérer la chose, on ne réglera certainement pas le problème.
[02:06:06] Speaker A: Merci, M. Cossette.
[02:06:09] Speaker E: Oui.
[02:06:09] Speaker B: Donc, c'est une question très importante. Puis, avant de s'améliorer, il ne faut au moins pas se détériorer. Donc, juste à être clair que pour le Parti libéral du Québec, de retourner sur les gaz de schiste et l'exploitation, ce n'est pas une solution qui nous semble acceptable ni intéressante à contempler pour plusieurs raisons, dont l'acceptabilité sociale.
Je vois qu'ils n'ont pas parti du chronomètre, puis ça ne me dérange pas si tu me laisses beaucoup de temps. Mais je me suis dénoncé, je m'excuse. Donc, pour nous, c'est vraiment une chose importante. L'autre chose, c'est qu'on peut voir, où on a un problème, on peut voir des opportunités. Donc, quand on choisit d'augmenter le PQI et de mettre 75 là-dessus sur les rénovations, c'est une occasion extraordinaire pour se sortir, en partie, le parc immobilier québécois de la dépendance au Mazout. C'est ce qu'on a fait à l'Université de Sherbrooke, en passant, parce qu'il y a encore une grande cheminée à l'Université de Sherbrooke, mais il n'y a plus de chaudières au Mazout parce qu'on a pu faire de la géothermie partout. Donc, ces solutions-là, ça se peut, mais il faut les institutionnaliser et avoir une vision à long terme, notamment dans les infrastructures québécoises. Puis, dans le petit bout qui nous reste, parce que si on met 75 %, évidemment, il en reste juste 25 %, là-dedans, il y a le transport collectif. Puis, je suis assez fier de dire que, pour nous, on a peu de marge, les candidats, parce qu'on a un cadre financier très stricte. Mais, à Sherbrooke, moi, je me suis engagé et le parti à réinvestir pour la société de transport de Sherbrooke les sommes qui avaient été amputées dans les programmes pour permettre le développement. Puis, ça aussi, ça aide la transition écologique.
[02:07:29] Speaker A: Merci. Monsieur Garon, Présidence Québec.
[02:07:32] Speaker D: À Présidence Québec, on parle beaucoup de connexion à soi, connexion aux autres, et aussi de connexions à la nature.
Ma fille, comme je vous le disais, je fais l'école à la maison avec elle, et deux ou trois jours de semaine, elle va jouer en forêt avec d'autres enfants.
Ils font plein d'apprentissages par rapport à cuisiner sur le feu, par rapport à la végétation, les plantes médicinales.
Et ça fait qu'à un très jeune âge, ma fille et ses amis ont un amour de la nature, ont un amour de la protection de l'environnement. Et pour moi, la protection de l'environnement, oui, il y a des mesures à prendre en termes de société, c'est sûr, mais ça commence en soi et ça commence à un très jeune âge. Ça commence comme parent, comme éducateur, comme enseignant, d'amener nos enfants en nature et les amener à voir les joies de la nature. Puis ainsi, c'est des gens qui vont grandir, c'est des citoyens qui vont être conscientisés et qui vont participer aux changements en termes d'environnement au Québec.
[02:08:19] Speaker A: Merci, M. Palota.
[02:08:23] Speaker E: Ça m'a vraiment étonné quand cet été, on a sorti notre plan environnement au Parti québécois, puis on a parlé à peu près 12 heures dans les médias. Le sujet de l'environnement, il a vraiment été relégué aux oubliettes, je trouve, dans les derniers mois. Puis je pense que c'est la faute de personne sur le stage en ce moment. Il y a comme une espèce de désintérêt de la population, quelque chose par écoeurant titre, d'en avoir entendu dans les dernières années et qu'on n'a rien fait. Mais bref, ça m'étonne encore aujourd'hui.
Mais au Parti québécois, c'est sûr qu'on vise la carboneutralité d'ici 2050. Je pense qu'on est plusieurs ici à avoir ce même objectif.
D'ici 2034, oui, 42,5 %, on va y aller au fur et à mesure de ce qui se passe quand même au sud de la frontière aussi. Mais on garde l'objectif à long terme, 2050, carboneutralité, puis on n'est pas les seuls.
Il y a presque deux tiers des pays dans le monde qui se disent qu'on va atteindre la carboneutralité d'ici 2050 et qu'on embarque dans le bateau il y a plus de temps.
[02:09:20] Speaker A: Merci M. Rousseau. La parole est à vous.
[02:09:23] Speaker G: Oui, donc nous on propose de maintenir le tarif carbone parce que ça sert à financer l'électrification des transports, entre autres. Là, on propose le remboursement pour les agriculteurs, donc ça peut avoir l'air une mesure un petit peu qui est moins favorable au tarif carbone, mais il faut comprendre que pour les agriculteurs, ça coûtait extrêmement cher, le tarif carbone, puis le risque que ça avait, c'est que les frais payés à les agriculteurs se reflètent dans les coûts des aliments. Donc, on a choisi cette mesure-là de manière à s'assurer que ça demeure très populaire, le tarif carbone, qu'il y a une forte acceptabilité sociale, parce que là, on sait que le Parti conservateur, bon, il n'est pas là ce soir, on n'en parlera pas beaucoup, mais qu'ils veulent l'abolir et tout. Donc, nous, on a ce compromis-là de le rembourser seulement pour les agriculteurs, mais de maintenir le tarif carbone. Puis sinon, évidemment, les énergies propres, c'est ça la force du Québec en matière de GES. C'est une fierté d'être Québécois pour notre langue, notre histoire, mais aussi pour notre énergie. Puis nous, avec Churchill Falls, on veut en aller encore plus loin pour vraiment avoir de l'énergie propre au Québec pour nos industries, et pour en exporter.
[02:10:20] Speaker A: Merci. On passe à la question numéro 2.
Vous avez tous parlé de transport et c'est une question sur le transport.
Le secteur des transports est le plus polluant au Québec. Quelles mesures souhaitez-vous mettre en place pour faciliter la mobilité durable des personnes étudiantes, notamment par l'amélioration du transport collectif? Encore une fois, les tours de parole. Mme Vachon, la parole est à vous.
[02:10:42] Speaker C: Oui, nous c'est un investissement de 23 milliards sur 10 ans pour réparer et augmenter l'offre de transport collectif. On veut vraiment investir entre autres pour la STS ici, c'est une entreprise qui est efficace, qui avait des projets d'avenir et qui s'est fait vraiment couper dans leur développement et leur déploiement, donc on veut ramener ce financement-là pour que la STS puisse offrir un transport qui est efficace et rapide.
Quand ça passe souvent, tu embarques dedans et tu ne te poses pas de questions.
On veut rendre le transport gratuit aussi pour les moins de 25 ans et les plus de 65 ans et offrir un crédit d'impôt de 20% pour tous ceux qui sont entre les deux.
Ça va vraiment nous aider à favoriser le transport collectif. On veut aussi favoriser l'autopartage et le transport actif, mettre des mesures en place. Je peux terminer mon temps en vous parlant de l'électrification des voitures aussi. On veut continuer à à offrir des incitatifs financiers, puis limiter le nombre de voitures au gaz éventuellement.
[02:11:41] Speaker A: Merci. Monsieur Boivin, du Parti communiste.
[02:11:44] Speaker F: La gratuité des transports en commun, c'est certainement quelque chose sur lequel on va être d'accord.
Il faut un monopole public sur nos services publics. Il faut des services publics qui soient réellement publics.
n'est pas parti, mais moi, je vais continuer à parler maintenant. Donc, voilà, je veux dire, pour que des services publics soient réellement publics, il faut qu'ils soient gratuits et accessibles. Maintenant, si on veut que ces transports-là soient aussi écoresponsables, qu'ils ne brûlent pas de carburant, vous l'avez nommé, il faut une électrification de nos transports. Puis Hydro-Québec, en ce moment, est essentiellement un fournisseur bon marché d'électricité pour qui? surtout pour les États-Unis. On est en train de vendre à rabais les richesses qui appartiennent collectivement aux classes laborieuses québécoises.
Puis c'est complètement éhonté cette façon-là de procéder.
Et il faut protéger Hydro-Québec contre une privatisation. En ce moment, le monopole d'Hydro-Québec sur la production et la distribution d'électricité est menacé. Les entreprises qui peuvent produire, consommer leur propre électricité sans passer par Hydro-Québec, c'est complètement absurde. Ce sont des ressources environnementales qui nous appartiennent à toutes et tous.
[02:12:59] Speaker A: Merci. D'ailleurs, vous êtes tous et toutes des candidats très respectueux du temps. Je vous en remercie. Donc, M. Cossette du Parti libéral, la parole est à vous.
[02:13:08] Speaker B: Oui, j'ai déjà parlé du transport collectif à Sherbrooke, qui est un engagement particulier.
C'est sûr que le transport interurbain, on n'a pas un engagement ferme là-dessus, mais l'engagement de le regarder, par exemple, parce que dans un endroit comme Sherbrooke, on regarde là, honnêtement, il n'y en a presque pas d'options. Pour aller à Montréal, on gueule un peu, mais si tu veux aller ailleurs, il n'en a pas d'option. Donc, dans les régions, c'est très important. On ne peut pas fabriquer pour les régions, mais il y a un engagement à travailler avec les régions pour regarder les transports interurbains qui vont répondre à leurs besoins et qui sont viables aussi.
L'autre élément, puis je sais que peut-être Gabriel en parlera, mais pour nous, le TGV, c'est une solution d'avenir. Évidemment, ça prend des compensations adéquates, les passages adéquats, ça prend une acceptabilité, mais tous les pays d'Europe l'ont fait. C'est très important qu'on puisse développer des modes de transports collectifs de masse, qui vont bien, qui sont électriques et qui vont faire une alternative à l'avion. Donc, pour moi, c'est important de dire que nous, on appuie ce projet-là dans des conditions d'acceptabilité sociale.
[02:14:10] Speaker A: Merci. M. Garon, Présidence Québec.
[02:14:13] Speaker D: Oui, évidemment, mais c'est intéressant d'avoir la gratuité pour les transports publics. C'est intéressant aussi d'encourager le transport actif.
Puis encore là, je pense que ça commence en soi. Je pense que ça commence comme parent, comme individu, de faire le choix de commencer à prendre son vélo pour aller au travail ou de commencer à faire du covoiturage pour aller au travail. Et ça, c'est une décision qui va se répercuter autour de nous. Parce que quand on voit quelqu'un comme ça qui prend une décision, puis qui l'affirme, puis qui dit qu'il se sent mieux de partager, qu'il se sent plus en forme peut-être de prendre son vélo, Bien, les gens autour de lui vont le regarder, vont faire «OK, bien moi aussi j'ai le goût d'essayer ça». Alors, ça commence vraiment par un changement en soi. Oui, il y a des changements à faire encore une fois au niveau gouvernemental, mais j'ai l'impression qu'il y a des promesses des partis politiques, des promesses du gouvernement, on en a depuis des lunes, puis en bout de ligne, on attend encore que le vrai changement s'opère, parce que le vrai changement s'opère en soi.
[02:15:00] Speaker A: Merci, M. Palota.
[02:15:02] Speaker E: Oui, donc, je mordrai plus tard, Pierre, sur ta question, t'en fais pas. Pour ce qui est du transport collectif, l'idée, ce qu'on a mis de l'avant en partie québécoise, c'est sûr qu'à Sherbrooke, ça a un impact qui est peut-être un peu moindre que dans les autres villes qui n'ont pas aussi bien travaillé que la STS, ou en tout cas qui n'ont pas eu la même orientation, pour ne pas être méchants avec personne.
Donc, la passe mobilité où tous les transports locaux à travers le Québec seraient accessibles à 95 par mois. À Sherbrooke, présentement, on est à 92.
Ça ne sauve pas beaucoup, sauf si, bien sûr, vous avez l'intention de vous déplacer ailleurs. Donc, quand on parlait de transport interurbain, comme Pierre l'a mentionné, on veut intégrer ça à cette offre-là, avec, bien sûr, des tarifs supplémentaires, dépendamment des services. Mais l'idée d'avoir une mesure structurante comme ça, c'est de permettre aux gens de se déplacer à travers le Québec. On veut se réapproprier le territoire au complet. Présentement, on est un peu pris dans chaque grand centre, puis on trouve ça très dommage au Parti québécois. On veut que les gens découvrent l'entièreté du territoire.
[02:16:02] Speaker A: J'irais dans la même chance que Pierre
[02:16:07] Speaker G: pour dire que le TGV, ça me semble être un projet d'avenir. La question, ce n'est pas tant de savoir comment on met, le fédéral s'est engagé, c'est de savoir comment on laisse d'argent sur la table si on n'entre pas dans le projet, qui à mon sens est intéressant.
C'est peut-être Québec-Windsor, mais c'est aussi Québec-Gatineau. Moi, de mon point de vue, c'est ça qui va être particulièrement intéressant. Donc, le TGV, c'est intéressant.
Le financement du transport collectif, ça doit venir, oui, de l'État québécois. D'ailleurs, il y en a plus que sous les gouvernements précédents dans les 8 dernières années, c'est évident. Il y a eu quand même 50 plus d'employés à la STS depuis 2018. Donc, ça roule. Et là, on vient d'aller chercher un entente 10 milliards avec le fédéral, dont une bonne partie va aller au transport collectif. Donc ça, il ne faut pas l'oublier. Et on a diversifié les sources de revenus des municipalités qui peuvent maintenant ajouter une taxe sur les matriculations pour financer le transport en commun. Puis là, on a vu la Ville de Sherbrooke qui vient d'annoncer 300 000 pour apprendre à des gens à conduire des vélos avec un petit moteur.
[02:17:04] Speaker A: Merci.
Donc, on passe aux face-à-face.
Le premier face-à-face, c'est la Coalition inférieure Québec et Québec solidaire. Monsieur Rousseau, la parole est à vous.
[02:17:18] Speaker G: Oui, donc la position de Québec solidaire sur le TGV, rappelez-moi.
[02:17:21] Speaker C: On est en faveur. Je ne l'ai pas mis dans mes explications, vu qu'on est à Sherbrooke et qu'il ne passera pas à Sherbrooke, mais oui, oui, tout à fait.
[02:17:27] Speaker G: Super. Puis sur le tramway, parce qu'en 2018, Christine Labrie avait annoncé un projet de tramway pour Sherbrooke. Il y avait même des stations qui avaient été dessinées. C'était vraiment très, très précis.
Est-ce que vous revenez avec cet engagement-là cette année?
[02:17:40] Speaker C: Non, pas cette année. En fait, la STS est tellement efficace, puis je ne reviendrai pas sur les affaires qui ont été faites dans le passé quand je n'étais pas là, mais pour vrai, avec un bon système d'autobus, si on lui donne les moyens de fonctionner, je pense que ça va être gagnant. On veut aussi avoir un système d'autobus interrégional, quelque chose de gratuit, pas de gratuit le transport, mais quelque chose qui serait régionalisé.
qui serait sous la gouverne de l'État pour l'enlever au marché privé parce que là on est dépendant des marchés privés, des compagnies qui décident de faire un lock-out et que soudainement on n'a plus de transport Sherbrooke-Québec. Donc nous on veut nationaliser le transport interrégional. Ça va être notre nouveau gros projet.
[02:18:19] Speaker G: Plus tôt que le train, parce qu'il y avait aussi, il y a quelques années, une idée de train Sherbrooke-Montréal. Dans certains cas, certains pensaient que ça pouvait même se rendre à New York. C'est peut-être moins dans l'air du temps pour ce qui est des États-Unis. Mais donc, le train Sherbrooke Montréal, c'est moins dans les priorités.
[02:18:32] Speaker C: C'est pas dans les cartons.
[02:18:34] Speaker G: Il y a huit ans, c'était plus.
Il y avait un engagement là-dessus aussi.
Sinon, allez-y, dans votre tour.
[02:18:41] Speaker C: Oui, oui, oui. Alors, au niveau des grandes entreprises qui polluent, qu'est-ce que la CAQ a mis en place pour réussir à contrôler, justement, des grands pollueurs, puis à leur faire payer leur juste part dans la nuisance qu'ils font sur nos cours d'eau et sur nos terres?
Est-ce qu'il y a eu un encadrement qui a été mis en place par la CAQ?
[02:19:04] Speaker G: En fait, la loi sur la qualité de l'environnement existe depuis longtemps. On nous reproche beaucoup quand on rencontre des élus, des promoteurs, des entrepreneurs d'avoir trop de réglementations, notamment en matière d'environnement. Moi, je pense qu'on a toujours cherché à la coalition à avoir à la fois du développement économique, mais de la protection de l'environnement. On a toujours voulu avoir les deux. Il y a des groupes écolos qui vont nous dire qu'on n'en a peut-être pas assez fait pour la protection de l'environnement, et des groupes chambres de commerce et d'entrepreneurs qui vont nous dire qu'on a trop fait pour l'environnement et qu'il y a trop de réglementations. On est toujours dans la recherche de l'équilibre. Je pense qu'on l'a quand même assez bien atteint parce qu'on regarde 5 de croissance du PIB depuis 2018, donc on a un bon bilan économique. De l'autre côté, le Québec est aussi un bon bilan de GES, et ce n'est pas seulement les politiques de moi. du gouvernement de la coalition, ça remonte au barrage de Robert Bourassa et tout, mais je pense qu'au Québec, on peut dire qu'on a quand même un bel équilibre développement économique, protection de l'environnement. Maintenant, il faut aller encore plus loin, et la façon d'aller encore plus loin, c'est l'innovation. C'est vraiment la façon de créer de la richesse en protégeant de l'environnement, et c'est là où on revient à des investissements en recherche, comme le propose la coalition.
[02:20:05] Speaker C: Mais qu'en est-il du financement de la STS que vous avez coupé?
[02:20:08] Speaker G: En fait, ça a beaucoup augmenté depuis 2018. Là, il y a un bas de laine même. Au moment de la pandémie, il y a eu des sommes incroyables. Donc là, il y a un bas de laine qui sera utilisé dans le contexte actuel de contrôle des dépenses. Pour la suite, il faudra s'asseoir, trouver des solutions pour une fois que ce bas de laine-là de 4 millions sera dépensé.
[02:20:23] Speaker A: Merci, Mme Vachon. Une ou deux phrases de plus?
[02:20:26] Speaker C: Oui, je suis surprise d'entendre qu'il y a encore de l'argent pour la STS parce qu'eux autres ne sont pas au courant.
[02:20:31] Speaker G: Non, c'est dans la tribune.
Le 4 millions, c'était dans la tribune!
[02:20:36] Speaker A: On passe maintenant au Parti libéral du Québec et au Parti communiste du Québec.
Donc, M. Cossette, la parole est à vous.
[02:20:45] Speaker B: Oui, bien, le transport collectif, c'est une œuvre à long terme qui a beaucoup de volets.
Nous, on ne propose pas de nationaliser le transport interurbain, mais il faut vraiment revoir la décerte pour s'assurer qu'elle soit faite. Je suis d'accord, ceci dit, que si des gens exploitent les lois du travail puis, de facto, enlèvent le service, c'est une question qui doit être regardée à la pièce, parce que des fois, il y a les règlements, puis il y a ceux qui y dévient, puis il faut regarder ça comme il faut. Donc, juste pour réitérer que pour nous, le transport collectif, c'est un mécanisme vraiment très important, qu'il faut investir là-dedans. Évidemment, dans le cadre budgétaire qui, malheureusement, je sais que c'est moins dans la lutte.
[02:21:20] Speaker F: Investir comment? Je veux dire, il faut de l'argent pour ça? C'est qui qui paye pour ça? C''est les grandes entreprises ou le contribuable ou le citoyen, le travailleur? C'est qui qui paye pour ça?
[02:21:31] Speaker B: Non, c'est vraiment… Dans le plan québécois des infrastructures, il doit y avoir des infrastructures de transport collectif qui sont structurantes, puis il faut faire des partenariats aussi avec les autres gouvernements, notamment le gouvernement fédéral.
[02:21:40] Speaker G: Ça coûte de l'argent, ça?
[02:21:40] Speaker B: Ça coûte tout à fait de l'argent.
[02:21:42] Speaker F: Puis, il vient d'où?
[02:21:43] Speaker B: On fait payer qui pour ça?
[02:21:46] Speaker F: Je veux dire, c'est un communiste qui demande hautement, qui paye une mesure concrète? Une partie libérale n'est pas en mesure de répondre, je trouve ça quand même phénoménal.
[02:21:54] Speaker B: C'est la chance de répondre, c'est juste que comme toi tu veux étatiser beaucoup beaucoup de choses, il va falloir que tu fasses beaucoup beaucoup d'impôts parce que l'argent du Québec vient des impôts puis des taxes, il n'y a pas 40 000 façons d'en ramasser. Donc, il faut trouver un équilibre quand même, donc c'est là qu'il faut trouver l'équilibre entre les payeurs de taxes, le fardeau fiscal et les services qui sont rendus.
Malheureusement aussi, il faut trouver, tu seras peut-être d'accord avec moi là-dessus, l'équilibrage à ne pas trop endetter, parce que là on devient vraiment victime du grand capital quand on a une ratio de dette PIB qui augmente beaucoup.
Donc, c'est sûr que pour nous il y a un équilibre à y avoir dans les investissements, mais clairement le transport collectif est important.
[02:22:30] Speaker F: Je serais quand même curieux de savoir pourquoi vous ne planifiez pas de nationaliser le transport interrégional, interurbain. Pourquoi c'est le cas au Parti libéral que vous ne voulez pas vous attaquer à ces monopoles de transports-là?
[02:22:45] Speaker B: Nous, on fait le constat que nos grandes missions de l'État, on a déjà un petit peu de difficultés à les rendre comme il faut. Santé, éducation, il faut renforcer les services publics.
[02:22:54] Speaker F: Donc, on ne veut pas rajouter d'autres
[02:22:56] Speaker B: missions pour renforcer ce qu'on a, les faire comme il faut.
Par la suite, déjà, le transport collectif, c'est les municipalités. Il faut travailler en partenariat beaucoup avec les municipalités et les associations de municipalités quand on parle de régions. Donc, c'est vraiment important pour nous d'être en partenariat avec eux, de s'asseoir avec eux, qu'ils soient au courant des normes financières et surtout que ce soit prévisible. La prévisibilité, c'est la clé pour les gestionnaires publics. que ce soit des universités, des villes, donc il faut beaucoup éviter de changer
[02:23:25] Speaker F: d'idée tout le temps. Les municipalités, vous parlez de partenariats, mais c'est des partenaires très inégaux. Les municipalités c'est des créatures des provinces, elles n'ont aucune existence ou du moins réellement indépendante du gouvernement provincial conditionnellement parlant, donc quel partenariat vous voulez?
[02:23:40] Speaker B: Non, non, les municipalités ont une vie propre, les municipalités, on doit le reconnaître, il faut vraiment les traiter en partenaires.
[02:23:44] Speaker A: Merci.
Donc, on arrive présentement au dernier face-à-face de la soirée, le Parti québécois et Présence Québec. M. Palota, la parole est à vous.
[02:23:55] Speaker E: Oui, bien, je serais curieux de t'entendre sur qu'est-ce que ça veut dire pour toi le transport collectif, Pierre-Luc, dans le sens de tu parles beaucoup de le changement vient en soi, Il y a une notion d'individualité sans être individualiste.
Dans l'idée de reconquérir le territoire, si je peux me permettre l'hyperbole un peu que j'ai mentionné tantôt, est-ce que tu le vois comme une conquête individuelle, une conquête d'un peuple?
Je serais curieux de t'entendre.
[02:24:24] Speaker D: Je te remercie pour ta question.
Ça commence toujours par une connexion à soi. Quand on se connecte à soi, on est plus enclin à se connecter aux autres.
Je sais qu'il y a divers endroits à travers le monde où c'est un citoyen qui s'est élevé, qui s'est allié avec d'autres et qui a mis en place un système un peu comme Amigo Express qu'il y au Québec. mais plus dans la ville. Il favorise vraiment un système de partage de transport. Il y a un gros roulement qui fait que le transport est très efficace et très rapide. Évidemment, il y a beaucoup moins de trafic et beaucoup moins d'émissions de GES.
J'ai envie de te retourner la parole, mais au sujet de la question autochtone en fait. Moi, c'est une question qui me touche beaucoup.
J'ai travaillé plusieurs années dans le nord du Québec au Nunavik comme éducateur, puis j'adore ce peuple, j'adore le territoire. Je ne sais pas si vous avez des engagements ou si vous avez l'idée de tendre la main au peuple autochtone en termes de défense de l'environnement.
[02:25:19] Speaker E: Juste pour être sûr, le lien avec la question, c'est quoi pour que je puisse répondre spécifiquement?
[02:25:23] Speaker D: Bien moi, j'ai répondu à ta question, puis moi je suis très curieux de t'entendre sur la question autochtone.
[02:25:28] Speaker E: C'est en lien en environnement?
[02:25:30] Speaker A: La question c'est l'environnement et le transport collectif. Je pense que la question c'était les peuples autochtones et la défense de l'environnement.
[02:25:36] Speaker E: L'environnement en général.
[02:25:36] Speaker D: Les peuples autochtones et l'environnement, parce qu'eux demandent la protection du territoire. Eux nous disent que c'est important pour eux et que c'est important pour nous aussi.
Est-ce que vous avez l'intention de leur tendre la main?
[02:25:46] Speaker E: Certainement. Au Parti québécois, l'idée qu'on a, c'est qu'on devrait toujours pouvoir traiter d'égal à égal entre les peuples.
C'est sûr que présentement, par exemple, si on prend le livre bleu où on avait justement un chapitre sur les Premières Nations ou les Autochtones, comme tu as dit, on va attendre de voir comment eux y voient le projet.
au day-to-day maintenant, qu'est-ce qu'on a déjà à traiter, mais c'est sûr qu'on est d'accord sur la protection du territoire, surtout le territoire agricole, on vise un 30% d'air protégé, ça va être des partenaires de premier choix pour ces décisions-là.
Si on a des décisions à prendre comme le TGV, je vais mordre, je vais mordre, donc c'est sûr que les Premières Nations aussi doivent être considérées là-dedans parce que ça va avoir des impacts majeurs sur une grande partie du territoire, incluant les terres qui sont les leurs.
[02:26:37] Speaker D: D'accord, bien ça me rassure.
[02:26:38] Speaker E: 20 secondes, lance-moi quelque chose de tough là, go, go, go!
[02:26:41] Speaker D: Non, ça va, ta réponse m'a satisfait.
[02:26:44] Speaker F: OK, OK.
[02:26:44] Speaker E: Bon, j'abdique les 15 dernières secondes.
[02:26:46] Speaker A: Parfait, bien on abdique les 15 dernières secondes. On peut donner une bonne main d'applaudissement aux candidats.
Il reste deux sections au débat.
La première, c'est la déclaration de fermeture. Ensuite, on prend une pause pour s'aérer le cerveau.
Et ensuite, on revient pour des questions du public. Donc, déclaration de fermeture, cinq minutes de pause et 30 minutes de questions du public.
Donc, les candidats et candidates ont une minute pour leur déclaration de fermeture.
L'ordre de parole sera le Parti communiste du Québec, Québec solidaire, la Coalition avenir Québec, le Parti libéral du Québec, le Partis québécois et Présence Québec. Donc, M. Boivin, la parole est à vous pour la déclaration de fermeture.
[02:27:32] Speaker F: Je l'ai dit beaucoup de fois aujourd'hui, la seule chose que le Parti communiste Québec peut se promettre réellement, c'est la lutte. Quelle lutte, en fait? C'est la lutte qui est nécessaire pour construire le rapport de force contre le pouvoir des grandes entreprises. Le Parti communiste, c'est le parti de la lutte, mais c'est surtout le pari de la lutte qui en fait un vecteur d'espoir. Tant qu'il y a de la lutte il y a de l'espoir et notre plateforme en cinq points, c'en est une de lutte et de rupture avec le pouvoir des grandes entreprises. Une lutte qu'on porte avant, pendant, mais surtout après les élections. Une lutte à laquelle le Parti communiste est prêt à participer. Il existe plusieurs indicateurs de succès, une campagne électorale, l'élection en est un, mais l'amélioration du rapport de force de la classe ouvrière est celui qu'on choisit au Parti communiste du Québec. Voter pour le Parti communiste du Québec, c'est pas gaspiller son vote, c'est pas diviser la gauche, c'est construire ce rapport de force-là morceau par morceau. Merci beaucoup pour votre attention.
[02:28:35] Speaker A: Merci. Madame Vachon.
[02:28:38] Speaker B: Oui.
[02:28:38] Speaker C: Alors, moi j'ai deux grandes filles de 19 et 21 ans qui sont aux études et qui sont très anxieuses de où est-ce qu'ils s'en vont, de ça va être quoi ma vie plus tard. Est-ce que moi je vais avoir accès aux mêmes choses que tout le monde a accès? Est-ce que vous, vous avez scrappé notre planète et que moi je suis rendue avec une planète scrap et avec pas d'avenir? C'est ça qui se passe dans la tête de mes jeunes filles, de se dire Est-ce que je peux avoir foi que ça va bien aller?
Le fameux «ça va bien aller». Moi, ce que j'ai envie de dire à mes filles, c'est que c'est possible que ça aille mieux. On a 30 ans d'années de mauvais choix gouvernementaux, de politiques néolibérales qui favorisent le privé, qui déshabillent l'État, et on se retrouve aujourd'hui avec un État qui est fragilisé. Notre filet social est en train de craquer. C'est important d'avoir le courage de prendre des décisions et faites confiance à Québec solidaire pour ça parce que c'est possible, oui, d'avoir un avenir qui est meilleur pour nos jeunes.
[02:29:38] Speaker A: Merci.
M. Rousseau, la parole est à vous.
[02:29:47] Speaker G: Merci pour votre attention, merci pour le beau débat. Donc, depuis 2018, on a investi dans les services publics comme jamais auparavant, en particulier dans les universités, dans l'aide financière aux études. En 2023, il y a des conventions collectives qui ont été signées, j'en parlais tantôt, particulièrement généreuses, et là, c'est sûr que ça met les finances publiques dans une situation plus difficile. d'où le contrôle des dépenses qui est rendu forcément une priorité, parce que tous les partis ici sont d'accord, à ma connaissance, en tout cas les quatre grands partis sont d'accord pour le déficit zéro. Pourquoi?
Parce que le déficit, c'est quoi? C'est des coupures de services ou des hausses de taxes, mais qui sont juste différées dans le temps. C'est clairement ça, un déficit. Je ne présume pas de la position du Parti communiste sur le déficit zéro. Donc, c'est important de ramener ça au déficit zéro, mais il faut le faire de manière stratégique, intelligente, et ça, ça veut dire qu'il ne faut pas ne faut pas couper dans les universités, ne faut pas couper dans la recherche. C'est pour ça que nous, au niveau du contrôle indépendant, on dit qu'on veut 4 d'augmentation au niveau de l'enseignement supérieur, donc au-delà de l'inflation, au-delà de ce qu'on prévoit pour les autres ministères, parce que c'est extrêmement important. L'université, c'est un ascenseur social, c'est un moteur, notamment, de développement économique, mais c'est extrêmement important aussi pour les innovations environnementales.
[02:31:03] Speaker A: Merci. On passe à M. Cossette, du Parti libéral du Québec.
[02:31:08] Speaker B: Oui, j'ai viré mon discours à l'envers parce que je veux juste exprimer une chose. L'éducation, pour moi, c'est le plus puissant facteur de libération, de développement des personnes et de développement des sociétés. C'est un des grands objectifs de développement durable de l'ONU, c'est l'éducation. Et je pense que c'est important, puis je trouve qu'on a eu une belle discussion là-dessus, de recentrer sur l'importance d'éducation comme levier pour nos jeunes et moins jeunes, parce qu'on a besoin d'éducations tout au long de la vie, puis c'est un levier de transformation personnelle.
Moi, c'est des convictions profondes que j'ai. Ma carrière en témoigne. Et c'est certainement une cause que je veux défendre et que je veux amener avec moi si vous me faites confiance comme député. Mais je veux aussi travailler avec toutes les bonnes idées parce que j'entends plusieurs choses intéressantes autour ici. Puis, pour moi, c'est vraiment important qu'on travaille tous ensemble pour notamment avoir un système d'éducation et un système d'enseignement supérieur qui fonctionne avec la recherche, l'innovation qui se transfère. Oui, de la recherche fondamentale, mais de l'innovation aussi qui s'applique dans notre vie quotidienne. Donc, merci beaucoup.
[02:32:08] Speaker A: M. Palotard, du Parti québécois.
[02:32:12] Speaker E: Oui, bien, je trouve que je m'en vais un peu dans les mêmes lignes. Je crois vraiment que l'éducation... Moi, j'aime ça dire que c'est le grand égalisateur des chances, l'éducation. Tu sais, je trouve que, moi, avoir eu une mère qui était enseignante, puis qu'avant même que j'arrive à la maternelle, je savais un peu lire, écrire, tu sais. Je trouve que j'ai eu trop de chance, puis c'est pas normal que ce soit de la chance. Ça devrait être la normalité pour tout le monde. Puis, comme député, moi, je trouve qu'une des choses que je veux pouvoir mettre de l'avant, c'est de ramener les jeunes dans les lieux d'influence et de décision pour que cette vision-là soit adoptée à l'ensemble de la population. S'il y en a une génération, si on veut, qui est capable de penser aux prochaines, mais c'est bien celle qui en a encore toute une à traverser. Donc, je m'engage à ce que dans mon équipe, au niveau local, comme député, à ce qu'il y ait une des personnes qui a son mandat principal, ça va être de faire le lien avec la communauté universitaire, aussi avec la communauté collégiale, pour justement pouvoir renforcer ce lien-là. Il faut se faire confiance, il faut faire confiance aux jeunes.
[02:33:10] Speaker A: Merci, M. Garon, pour la dernière déclaration finale.
[02:33:17] Speaker D: À Présence Québec, tout en est autour de la vitalité humaine. La vitalité humaine, c'est un concept qui amène les gens à vouloir s'impliquer dans la communauté, qui amène les gens à construire le Québec de demain, qui amène les gens à faire du bénévolat, qui amène vraiment les gens à adopter une position de responsabilisation collective.
qu'on fait tous et chacun partie des décisions et du fonctionnement de la société. Donc, on n'est pas en attente d'un gouvernement qui va nous dire quoi faire ou qui nous prend en charge. C'est à nous-mêmes de se connecter à ce qui résonne en nous, à ce qui est beau en nous, puis de se mettre en action. Donc, de prendre des bonnes habitudes de vie puis d'inviter les gens autour de nous à prendre des bonnes habitudes de vie également. Et ça, ça passe vraiment par le collectif. Je le dis, je le redis, la connexion avec les autres, c'est ça la clé de vivre en santé, de vivre vieux. Et ça nous permet d'exprimer notre art, ça nous permet de faire de la musique, de faire de la danse ensemble, du chant. Et ce sont tous des choses qui nous permettent de se connecter à quelque chose de plus grand. Et pour moi, ça va bien au-delà du politique, mais il y a moyen de l'inclure dans la politique aussi.
[02:34:11] Speaker A: Merci. Merci. Donc, on a une pause de 5 minutes. Et on se revoit pour 20 minutes de questions du public.
Il y a un micro au centre et il y aura des questions qui sont déjà écrites d'avance. On se revoit dans 5 minutes. Merci.